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Transports

En Moselle, "90% des routes pourraient repasser à 90 km/h" selon le président du conseil départemental

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Suite aux annonces du Premier ministre, prêt à laisser le choix aux départements de revenir au cas par cas à 90 km/h sur les routes secondaires, le président du conseil départemental Patrick Weiten annonce que "10% des routes devraient rester à 80 km/h" en Moselle.

Le Président du Conseil départemental de la Moselle, Patrick Weiten, invité de France Bleu Lorraine
Le Président du Conseil départemental de la Moselle, Patrick Weiten, invité de France Bleu Lorraine © Radio France - Cécile Soulé

Moselle, France

Marche arrière toute pour Edouard Philippe qui se dit maintenant favorable à assouplir la règle des 80 km/h sur les routes secondaires, une mesure impopulaire mise en place le 1er juillet 2018, mais défendue par les associations de sécurité routière. Le groupe LREM à l'Assemblée nationale va défendre un amendement d'assouplissement du 80 km/h dans la prochaine loi mobilité. Le Premier ministre se dit prêt à laisser les présidents de conseils départementaux décider au cas par cas de la limitation de vitesse. En Moselle, le président Patrick Weiten, invité de France Bleu Lorraine ce vendredi matin, se dit prêt à revenir à 90% de routes à 90 km/h. 

Réécoutez Patrick Weiten invité de France Bleu Lorraine

Décision prise avec les équipes en charge des routes au département

"90%, c'est grosso modo le pourcentage de routes départementales qui pourraient repasser à 90 km/h et 10% qui resteraient à 80 km/h", affirme Patrick Weiten, en précisant que tout cela sera décidé avec les équipes en charge des routes au conseil départemental. Le président du conseil départemental de Côte d'Or a annoncé lui-aussi un chiffre similaire.  Le président du conseil départemental de Moselle avait critiqué dès le départ la généralisation du 80 km/h. 

Exigences du Premier ministre sur "le plus haut niveau de sécurité"

Sur les exigences du Premier ministre, qui demande à ce que "ces aménagements soient systématiquement assortis de mesures" garantissant "le plus haut niveau de sécurité routière possible", le président du conseil départemental de la Moselle fait remarquer : "Cela veut dire que le 80 km/h ne garantissait pas ce haut niveau de sécurité?". La mortalité routière a baissé en 2018 en France, mais elle est repartie à la hausse sur les premiers mois de 2019. 

"On adapte, on fait de la dentelle et du quotidien" - Patrick Weiten

Quant à la responsabilité de la sécurité routière qui pèsera désormais sur les épaules des départements, avec le risque d'être pointé du doigt en cas d'accident grave, Patrick Weiten assume dit-il, "ce poids de la responsabilité, comme nous le faisons pour les autres domaines dont nous avons la charge". Pour l'élu, "on a eu des accidents à 80km/h, il y aura toujours des accidents mais ce qu'il faut, c'est être plus efficace, plus attentifs". 

Le conseil départemental de Moselle a mis en place une commission avec les services des pompiers, de gendarmerie et de police, pour analyser les raisons des accidents mortels (comportements, infrastructures), et ensuite "on adapte, on fait de la dentelle et du quotidien", conclut Patrick Weiten, qui ne souhaite pas se faire imposer ces choix de manière uniforme depuis Paris.