Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
CARTE - Canicule : Météo France maintient 15 départements en vigilance rouge et 51 en orange

"On a besoin d'aller à Brive" : Emmanuel Macron défend la ligne aérienne Brive-Paris

-
Par , France Bleu Limousin

Emmanuel Macron prend position pour la ligne aérienne entre Brive et Paris. Lors de son interview du 14 juillet pour évoquer les projets de la France en matière de transport, le président de la République a légitimé l'intérêt des liaisons aériennes pour les territoires mal desservis par le train.

Un avion de la compagnie Hop - Air France à l'aéroport de Brive, en mars 2016
Un avion de la compagnie Hop - Air France à l'aéroport de Brive, en mars 2016 © Radio France - Nicolas Blanzat

La citation n'a pas manqué de faire réagir, aussi bien les habitants du territoire que les élus et décideurs locaux. Lors de son interview de ce mardi 14 juillet, Emmanuel Macron vient de prendre position en faveur de la ligne aérienne entre Brive et Paris.

C'est au moment d'évoquer les projets de la France en matière de transition écologique et de transport, que le président de la République le fait. Juste après être interrogé sur une déclaration faite il y a quelques semaines, indiquant sa volonté d'interdire, d'ici la fin de son quinquennat, tout trajet en avion si l'équivalent en train peut être fait en 2h30.

On a besoin d'aller à Brive

Emmanuel Macron réitère ses propos. "Je souhaite, et nous avons mis cette condition pour la compagnie Air France" dans le cadre du plan de soutien de 7 milliards accordé à la compagnie, qui va par ailleurs supprimer plus de 7.800 postes. "Partout où nous avons déployé du TGV, et où telle ou telle ville est à deux heures ou deux heures et quart de Paris, est-ce que les lignes aériennes intérieures qui sont d'une heure ou une heure dix se justifient encore ? Non " lance le président, "là, on doit rationaliser notre modèle".

On ne va pas, du jour au lendemain, dire qu'on ne fait plus d'avion

En revanche, le président de la République légitime l'intérêt des liaisons aériennes pour les territoires mal desservis par le train. "Quand vous avez le train qui met trois, quatre, cinq ou six heures, est-ce que le vol domestique, la ligne d'avion, se justifie ? Oui ! On a besoin d'aller à Brive. On a besoin de continuer à développer à Toulouse, ou Pau, de l'industrie. On a besoin de continuer à aller dans des villes qui sont des chefs lieux de département, des métropoles, où l'industrie a commencé à se développer. On ne va pas, du jour au lendemain, dire qu'on ne fait plus d'avion. Donc, il faut le faire avec du bon sens".

ÉCOUTER >> la déclaration d'Emmanuel Macron, sur France 2, sur l'intérêt de la ligne Brive - Paris

On est satisfait de cette déclaration, mais...

Le passage a été reçu cinq sur cinq en Corrèze. "Le président a entendu tout ce qui a été dit par les politiques et l'aéroport sur la nécessité d'avoir une ligne régulière vers Paris" commente Jean-Louis Nesti, le président du syndicat mixte qui gère l'aéroport Brive - vallée de la Dordogne. "C'est indispensable quand, par le train, on est à 4h30 de Paris. On est satisfait de cette déclaration, mais c'est suite à un gros travail fait en amont."

Une lettre signée par des élus de tous bords de trois départements

Une lettre signée par vingt élus locaux (sénateurs, députés, présidents d'agglos, maires) de Corrèze, du Lot et de la Dordogne (qui financent aussi le syndicat mixte de l'aéroport) est en effet arrivée sur les bureaux des ministres Borne et Djebbari début juin. Elle appelait à la rapide reprise des vols vers la capitale rappelant l'intérêt de l'aéroport de Brive, "son rôle stratégique à la croisée de trois départements et d'un bassin de vie de 400.000 habitants rayonnant autour de Brive, Cahors et Périgueux. Il contribue de manière décisive à l'aménagement de ce territoire, par la liaison quotidienne qu'il assure vers Paris-Orly". 

Cet aéroport est en enjeu de l'existence et de croissance

"Les villes moyennes sont appelées à grossir, à grandir et à jouer un rôle" rappelle Frédéric Soulier, maire de Brive et président de l'agglo du bassin de Brive (principal financeur de l'aéroport, à plus de 40%), "il est de notre rôle de continuer à porter cela, continuer à se faire soutenir au plus haut niveau de l'Etat pour les infrastructures permettant de se désenclaver. Peut-être le président a-t-il cet aéroport de Brive en tête ? C'est une bonne chose. Mais il faut continuer à nous écouter pour permettre aux territoires de se développer, notamment grâce à leurs infrastructures pour se déplacer. Ce sont des enjeux vitaux pour notre territoire. Cet aéroport, c'est vraiment un enjeu de l'existence et de croissance".

Comment la compagnie Air France va-t-elle desservir la ligne ?

La question, désormais, est de savoir comment Air France va traiter cette ligne Brive - Paris Orly ? Elle fait l'objet d'une obligation de service public jusqu'à tout début janvier 2022. La compagnie reçoit à ce titre 2,5 millions d'euros par an, moyennant trois aller-retours quotidien en semaine, et un le dimanche. Mais, elle est loin d'avoir un fonctionnement normal depuis la fin du confinement lié à la crise sanitaire de coronavirus. Deux ou trois rotations maximum par semaine sont actuellement opérées jusqu'à la fin juillet, avant l'interruption annuelle en août.

Il faut respecter le contrat

"Un contrat existe" martèle Jean-Louis Nesti, "il faut le respecter" comme pour exhorter la compagnie à reprendre une desserte normale dès la fin août. A ce sujet, "une réunion est prévue ce vendredi avec la compagnie" indique-t-il, "j'ai, au moins, bon espoir qu'on conviendra de deux aller-retours par jour. Mais, moi je veux discuter sur la base de trois, ce qui serait normal" évoquant l'engagement financier pris. "On paye pour trois aller-retours" comme pour dire, à défaut, qu'il faudra reconsidérer l'aspect financier.

Un voyageur sur deux de l'aéroport utilise la ligne de Paris

Avec plus de 49.000 passagers transportés en 2019, la ligne aurait du franchir la barre des 50.000 voyageurs en 2020 si le coronavirus n'était pas passé par là. L'aéroport lui-même devait passer le cap des 100.000 voyageurs annuels. Comprenez que la ligne Brive - Paris génère la moitié de la fréquentation de l'aéroport.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess