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Transports

Dijon : les cheminots votent sur le pacte ferroviaire à l'appel des syndicats

jeudi 17 mai 2018 à 19:58 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

Depuis le 14 mai, les 147.000 salariés de la SNCF sont appelés à se prononcer pour ou contre le pacte ferroviaire souhaité par le gouvernement. Pour cette consultation, l'intersyndicale CGT, UNSA, SUD Rail et CFDT a installé des urnes dans les divers établissements, comme en gare de Dijon.

Des urnes dans des bureaux fixes, mais aussi mobiles, pour recueillir le point de vue des cheminots.
Des urnes dans des bureaux fixes, mais aussi mobiles, pour recueillir le point de vue des cheminots. © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

À côté de la machine à café, dans le local où les conducteurs de trains viennent prendre leur service, en gare de Dijon, une urne en carton est posée sur un guéridon. Sur les bulletins de vote, une phrase : « êtes-vous pour ou contre le pacte ferroviaire porté par le gouvernement ? », suivie de deux cases à cocher, au choix, pour ou contre. Pascale, qui a endossé un gilet siglé SUD-Rail, fait partie des assesseurs. Elle veille à ce que chaque votant remplisse une feuille d’émargement en mentionnant son identité, son établissement, et son matricule. « On a des gens qui sont pour le pacte ferroviaire. L’avantage, c’est que tout le monde peut s’exprimer ». Même si le dépouillement réalisé chaque soir a montré jusqu'ici un net avantage aux opposants.

"L'avantage, c'est que tout le monde peut s'exprimer"

Pierre vient de voter. Lui est contre la réforme ferroviaire. Ce qui l'inquiète, c'est l'ouverture à la concurrence et le risque d'être mis à disposition d'une autre entreprise qui emporterait un appel d'offres pour des liaisons TER par exemple : « on peut garder nos conditions pendant 15 mois, et au bout des 15 mois, c’est la direction de l’entreprise qui nous récupère qui pourra fixer ses conditions. On peut perdre sur le salaire, les facilités de transport, les soins ».

Montrer qu'au-delà des seuls grévistes, l'opposition à la réforme est plus large

Mais quel est l’intérêt pour les syndicats d’organiser cette consultation, alors que déjà ils appellent à la grève perlée, laquelle entame ce vendredi un nouvel épisode de deux jours ? Didier Garrido, du syndicat UNSA ferroviaire, explique que par rapport à la grève, cela apporte plusieurs choses : _« la première, c’est que ça permet de rencontrer les cheminots et d’avoir une discussion avec eux, de savoir ce qu’ils en pensent. Et la deuxième chose, c’est de faire comprendre au gouvernement qu’il n’y a pas que 20, 30 ou 40% des cheminots qui sont contre cette réforme, mais qu’il y en a beaucoup plus. J’expliquais récemment à la préfète qu’il fallait bien faire attention. Ce n’est pas parce qu’il y a 30% de grévistes, que ce sont toujours les mêmes. Ça tourne. »  _Sans compter tous ceux qui n'ont pas les moyens de perdre des jours de salaires, mais qui n'en sont pas moins solidaires des grévistes .

Le 21 mai, le vote prendra fin, et on en connaîtra le résultat, même si le patron de la SNCF Guillaume Pepy a prévenu qu'il ne lui accordait aucune légitimité.