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Les immatriculations de vélos boostées par la prime de la Métropole de Montpellier

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Par , France Bleu Hérault

L'immatriculation des vélos neufs est devenue obligatoire depuis le 1er janvier. Pourtant, ce sont surtout les propriétaires de vélos électriques qui se manifestent. La faute à la prime de la Métropole de Montpellier.

A Montpellier, les immatriculations de vélo boostées par la prime de la métropole
A Montpellier, les immatriculations de vélo boostées par la prime de la métropole © Radio France - Valentin BERTRAND

C'est une mesure qu'attendait la fédération d'usagers de la bicyclette (FUB) depuis des années. Depuis le 1er janvier 2021, l'immatriculation obligatoire des vélos est devenue une réalité avec la loi d'orientation des mobilités (dite loi LOM). Pour l'heure, seuls les vélos neufs sont concernés. À compter du 1er juillet, les modèles d'occasion revendus par des professionnels devront également porter cette plaque d'immatriculation.

Concrètement, une fois les 10 chiffres apposés sur le cadre du vélo, le propriétaire doit compléter un questionnaire détaillé. Avec un objectif : faciliter l'identification lorsque la bicyclette est retrouvée par la police après un vol. 

Car les vélos sont devenus une marchandise recherchée. Chaque année, 400.000 vélos sont volés selon l'INSEE. Seuls un quart refont surface. Mais en définitive, très peu sont rendus à leur propriétaire, faute de pouvoir établir la connexion entre les deux. 

Pour Louis Couturier, co-gérant de la boutique Come Bike à Montpellier, c'est donc une mesure de bon sens : "C'est rassurant pour les clients. Ça permet à la fois de retrouver les vélos et de refroidir les voleurs parce que ça leur rajoute du travail d'effacer le numéro d'immatriculation."

Louis Couturier : "On veut œuvrer pour que tous les vélos soient immatriculés"
Louis Couturier : "On veut œuvrer pour que tous les vélos soient immatriculés" © Radio France - Valentin BERTRAND

Avec son associé Tristan, il a ouvert une boutique à Plan Cabanes il y a un an et demi. Leur idée : ne faire que de la vente de vélos d'occasion. Les patrons ont donc accueilli l'immatriculation obligatoire à bras ouverts car, estiment-ils, elle devrait limiter le recel de vélos volés : 

"Avec l'immatriculation, on aura la garantie que tous les vélos qui entrent au magasin ne sont pas volés. Ça sera évidemment possible une fois que tous les vélos seront immatriculés."

Louis Couturier : "L'immatriculation permet à la fois de récupérer son vélo et de refroidir les voleurs"

Deux systèmes sont possibles pour immatriculer sa petite reine. La gravure, qui ne convient pas aux cadres en carbone. Ou un système d'autocollant présenté comme "indécollable". C'est cette solution qui semble dominer à l'heure actuelle. Dans un cas comme dans l'autre, comptez une quinzaine d'euros et une quinzaine de minutes.

Le magasin Ebike premium de Montpellier a opté pour le bicycode d'Auvray security
Le magasin Ebike premium de Montpellier a opté pour le bicycode d'Auvray security © Radio France - Valentin BERTRAND

La prime vélo booste les immatriculations

Alors que tous les vendeurs de deux roues ne se sont pas encore équipés de graveuse ou de stickers, à Come Bike on enchaîne les immatriculations. Jusqu'à 17 en une seule après-midi. "Dans ces cas-là on ne fait que ça", raconte Louis Couturier.

Mais l'autre raison de cet engouement pour l'immatriculation provient de la "prime vélo électrique" appliquée par la Métropole de Montpellier depuis novembre dernie : "Pour profiter de la prime (de 500 euros, ndlr), il faut que le vélo à assistance électrique soit immatriculé. Donc à partir de là, les gens ont acheté des vélos électriques et ils viennent les faire graver chez nous."

Comme près de 4.500 habitants de la Métropole, Valentine (23 ans) a justement profité de cette prime pour acheter un vélo électrique. Mais pour elle, le faire graver relève avant tout d'une formalité : "C'est pour pouvoir bénéficier de l'aide de la Métropole, sinon je ne l'aurais pas fait."

Les motivations de Valentine n'ont rien d'exceptionnel, selon Louis Couturier, puisque neuf clients sur dix viennent pour un vélo électrique. "Ça fait qu'on a immatriculé seulement 5% de vélos ordinaires", pointe-t-il. Certains Montpelliérains, comme Aurélien Lacaze, ont tout de même été séduits par l'argument de la protection : "C'est une sécurité en plus qui vient s'ajouter à l'antivol."

Louis Couturier est le co-gérant de Come Bike à Montpellier, il a déjà réalisé près de 600 immatriculations

Avec déjà 600 immatriculations au compteur, Come Bike vient d'amortir la graveuse achetée 4.500 euros. Et les chefs d'entreprise s'attendent à ce que la demande aille crescendo avec l'immatriculation obligatoire des vélos d'occasion au 1er juillet.

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