Transports

À petit feu, ils craignent la fermeture de la ligne de train Grenoble-Gap

Par Alexandre Berthaud, France Bleu Isère lundi 6 novembre 2017 à 20:08

Ils ont bravé la pluie pour protester contre les décisions du géant ferroviaire !
Ils ont bravé la pluie pour protester contre les décisions du géant ferroviaire ! © Radio France - Alexandre Berthaud

Le collectif de l'étoile ferroviaire de Veynes manifestait ce lundi à Grenoble, contre la suppression de deux postes à la gare de Lus-la-Croix-Haute. À terme c'est toute la ligne Grenoble-Gap qui est menacée selon eux, et ni la Région ni la SNCF n'agissent.

Comme un symbole ils sont arrivés avec plus d'une heure de retard à Grenoble, depuis Gap. Les membres du collectif de l'Etoile Ferroviaire de Veynes, banderoles en main, venaient manifester sur le parvis de la gare. Dans leur viseur : la SNCF et la Région, instigateurs selon eux d'un plan à long terme pour fermer la ligne Grenoble-Gap.

Sabordage de ligne

"La SNCF est engagée sur un plan de performance et cela passe par des suppressions de poste", explique Frank Boyer, cheminot CGT et membre du collectif, "c'est ce qui motive le projet de Lus-la-Croix-Haute". Selon les manifestants, ces deux postes supprimés vont être à l'origine de perturbations sur la ligne, donc de mécontentement des usagers, donc d'une baisse de fréquentation.

"Et tout cela va donner une excuse aux financiers pour arrêter d'entretenir la ligne, et la fermer, c'est tout simplement ce qu'on veut éviter", explique Lionel Perrin, un autre membre du collectif. En clair, la SNCF saborderait la ligne Grenoble-Gap pour pouvoir in fine la fermer.

La Région n'aide pas

Pourtant Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé un "plan de sauvegarde" du train l'année dernière dans la région, à hauteur de 120 millions d'euros. Les manifestants ont ainsi scandé le nom de Laurent Wauquiez ("il est où Laurent ? Lauuuurent ?") devant la gare, car ce plan de sauvegarde ils n'en ont jamais vu la couleur.

La Métropole Grenobloise a décidé de soutenir la ligne sur son territoire, mais le reste dépend bien de la Région, qui n'a pour l'instant pas bougé le petit doigt pour améliorer les conditions de circulation sur Grenoble-Gap.