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Transports
Dossier : Le projet d’autoroute A31 bis en Lorraine

A31 bis : "On arbitre entre différentes hypothèses pour choisir la meilleure... ou la moins mauvaise"

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Par , France Bleu Lorraine Nord

La grande concertation publique autour de l'A31 bis se finit dans un mois, le 25 février. Elle a démarré en novembre, pour quatre mois de débats autour du futur tracé, avec notamment le futur contournement de Thionville. Point d'étape avec le préfet du Grand est, Jean-Luc Marx.

Le préfet du Grand est Jean-Luc Marx
Le préfet du Grand est Jean-Luc Marx © Maxppp -

Dans un mois, la concertation publique autour de l'A31 bis sera terminée. Elle aura duré quatre mois autour du futur tracé de l'autoroute, et notamment celui du futur contournement de Thionville. Quatre scénarios ont été retenus avant le début des débats, mais aucun n'est pour l'instant privilégié, selon le préfet du Grand est, Jean-Luc Marx : "c'est encore bien trop tôt pour le dire. Nous ferons un point avec le garant de la concertation et l'ensemble des partenaires de ce dossier, fin février ou début mars.

Je ne connais pas d'investissements qui se fassent sans quelques nuisances de proximité."

Mais l'hypothèse choisie fera forcément des déçus, voire des très en colère. "On arbitre entre différentes hypothèses pour choisir la meilleure ou la moins mauvaise, concède le préfet. Je ne connais pas d'investissements qui se fassent sans quelques nuisances de proximité. L'objectif, c'est de les réduire le plus possible." Par exemple, "avec des modules anti-bruit pour que les riverains soient moins gênés". 

Un rapport, une enquête publique, une déclaration d'utilité publique, et seulement après, peut-être, un chantier

Après la fin de la concertation publique, il y a encore de nombreuses étapes avant un début éventuel des travaux. "Il faudra d'abord que le garant de la commission nationale des débats publics rende son rapport, sur la base de l'ensemble des réunions qui ont eu lieu, détaille Jean-Luc Marx. Sur la base de cette synthèse, on décidera soit de ne pas aller de l'avant, soit de mettre en avant un projet qui sera soumis à une enquête publique, pour qu'éventuellement la déclaration d'utilité publique soit décidée." C'est seulement sur cette base-là qu'un chantier pourra être envisagé.

Pour ma part, je souhaite qu'on puisse aller de l'avant parce que le dossier A31 bis est bien là pour répondre à une attente." 

Mais à ceux - dont certains élus - qui disent que le projet ne verra jamais le jour, le préfet répond : "Je ne pense pas que quelqu'un puisse affirmer que le projet se fera, ou ne se fera pas (...) Pour ma part, je souhaite qu'on puisse aller de l'avant parce que le dossier A31 bis est bien là pour répondre à une attente, une desserte locale qui est de plus en plus difficile, notamment pour améliorer le transit entre la France et le Luxembourg."

110 millions d'euros destinés au ferroviaire dans l'accord France-Luxembourg

D'autant que pour les frontaliers, l'alternative ferroviaire est pour l'instant insuffisante - la ligne TER Metz Luxembourg accroît sa fréquentation de 9% par an.  "Les décisions, là, ont été prises, assure Jean-Luc Marx, citant l'accord entre la France et le Grand Duché "qui prévoit que le Luxembourg apportera 120 millions d'euros pour améliorer les mobilités" entre les deux pays "dont 110 millions sont destinés au ferroviaire, avec notamment l'allongement des quais dans les principales gares, le renforcement de l'alimentation électrique, l'aménagement de parkings-relais...

Pour que tout cela voit le jour, "il faut encore ratifier l'accord", précise Jean-Luc Marx. Le Luxembourg l'a fait, "il faut que le Parlement français le ratifie également, ce sera fait normalement ce printemps." En tout cas, "les études qui sont nécessaires pour réaliser ces travaux sont engagées."

Jean-Luc Marx, invité de la rédaction de France Bleu Lorraine

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