Transports

A31 bis : les Lorrains ont donné leur avis

Par Clément Lhuillier, France Bleu Lorraine Nord mardi 22 septembre 2015 à 8:47

L'A31 bis permettrait de désengorger la circulation sur le sillon lorrain
L'A31 bis permettrait de désengorger la circulation sur le sillon lorrain © Max PPP

L’enquête publique sur le projet de l’A31 bis s’achève ce soir à Metz après six mois de consultation. L’idée séduit les Lorrains, mais les avis divergent sur les moyens pour y arriver.

Ce n’est pas la fin de l’interminable feuilleton, mais une étape importante : le dernier débat public sur le projet d’A31 bis se tient ce soir à l’Arsenal de Metz (19h), et devrait attirer nombre d’élus et de citoyens. Plusieurs hypothèses sont maintenant sur la table pour ce tracé de 110km qui devrait relier Gye, près de Toul, au Luxembourg, et destiné à désengorger l’A31 actuelle, saturée par le passage de plus de 100 000 véhicules par jours.

Selon la Commission, plus de 2.000 personnes ont participé aux différentes réunions publiques organisées depuis le mois d’avril, et 636 contributions déposées sur le site internet du débat public.

« Il y a une assez grande adhésion à ses objectifs, explique Michel Morin, président de la commission, invité de France Bleu Lorraine, c'est-à-dire alléger le trafic sur l’A31, assurer la sécurité des automobilistes, et participer au développement économique du sillon ».

Florange, le point chaud du débat

En revanche, se sont sur les moyens d’y arriver qu’il y a des divergences. Parmi les points chauds, le barreau Toul-Dieulouard, mais aussi en Moselle, la traversée de Florange. «L’état est propriétaire d’une emprise sur Florange qui permettrait un passage en partie enterré, poursuit Michel Morin, mais certains habitants et les élus s’en plaignent et proposent une solution alternative qui consisterait à passer au dessus des hauts fourneaux d’Arcelor et ensuite à travers la forêt domaniale.» Une possibilité, à étudier, tant d’un point de vue technique que juridique.

Péages ou pas péages ?

Autre point polémique, le coût et le financement du projet : entre 1,1 et 1,4 milliard d’euros selon les options retenues. «Certains citoyens rejettent l’idée d’un péage. D’autres y sont favorables, au moins en partie, parce que cela permettrait de réaliser le projet dans un délai beaucoup plus court. »

Michel Morin, organisateur du débat public sur l'A31 bis.

La commission a maintenant 2 mois pour rédiger sa synthèse. L’État devrait rendre sa décision au cours du premier trimestre de 2016.Date de mise en service envisagée : horizon 2024 à 2030. Il faudra encore être patient au volant…