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Transports

Aérotrain: le Préfet du Loiret émet un avis positif pour le projet SpaceTrain

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Par , France Bleu Orléans

C'est un projet futuriste qui continue de germer dans l'esprit des équipes de SpaceTrain. Le Préfet du Loiret donne un avis positif à leur projet d'aérotrain. L'entreprise de Cercottes doit désormais respecter une procédure précise pour espérer se servir du rail existant afin de réaliser des tests.

Photo fournie par Spacetrain
Photo fournie par Spacetrain

Orléans, France

L'aérotrain va t-il revivre en Beauce avec le projet orléanais SpaceTrain, cet aérotrain nouvelle génération qui pourrait permettre de rallier Orléans à Paris en moins de quinze minutes? Un projet fou pour certains, réaliste pour cette entreprise qui y travaille depuis deux ans. 

Pour y parvenir, les équipes de SpaceTrain, basées à Cercottes, souhaitent mener des tests grandeur nature d'ici 2021 sur le rail du vieux projet d'aérotrain de Jean Bertin. Reste pour cela à obtenir de la Préfecture un arrêté d'autorisation. A l'issue d'une rencontre ce mercredi après-midi avec les dirigeants de l'entreprise, le Préfet du Loiret a émis un avis positif à leur projet. Mais pour l'arrêté d'autorisation, il faudra attendre encore un peu...

Procédure stricte, enquête publique auprès des riverains...pour un premier test en 2021?

Pour avoir l'autorisation d'utiliser le rail, le Préfet émet plusieurs demandes: SpaceTrain va devoir expliquer en détails les contours du projet aux services de la Préfecture, vérifier l'état du rail (propriété aujourd'hui de l'Etat) et bien sûr définir la façon dont ils pourront l'utiliser (cession à titre gratuit, location...). SpaceTrain devra également répondre à un appel à projet européen et attendre les résultats d'une consultation publique auprès des riverains. Une dernière étape que les dirigeants de la société espèrent atteindre à la fin de l'année. Pour limiter les inquiétudes des riverains, SpaceTrain se dit prêt à n'utiliser que le tronçon du rail se situant en pleine campagne (6km au niveau de Cercottes). Des discussions ont déjà eu lieu avec le maire de la commune.

A l'heure actuelle, les équipes de SpaceTrain sont en train de réaliser un prototype qu'ils doivent tester en laboratoire dans les semaines qui viennent. Si le calendrier imaginé par l'entreprise est tenu, le premier test grandeur nature sur le rail aurait lieu en 2021.

Trois questions à Florent Montillot, adjoint à la mairie d'Orléans, conseiller régional et fervent partisan du SpaceTrain

France Bleu Orléans: En décembre dernier, vous avez monté l'association SpaceTrain avec plusieurs élus de la région Centre Val de Loire (Marie-Agnès Linguet, Philippe Fournier...) et de région parisienne. Pourquoi soutenez-vous personnellement ce projet?

Florent Montillot: En France, les conseillers régionaux ont la responsabilité des transports régionaux ainsi que les Intercités. Il y a deux ans, les dirigeants de SpaceTrain sont venus me voir lors du lancement de leur projet. J'y ai cru dès le départ. C'est une chance exceptionnelle pour nous sur Orléans. Depuis deux siècles, nous n'avons rien inventé d'autre que des voies ferrées, des voies ferrées et encore des voies ferrées. Si ce n'est le projet d'aérotrain de Jean Bertin, abandonné car la SNCF pouvait le considérer comme une concurrence déloyale. Aujourd'hui, nous avons changé de paradigme, de siècle, de millénaire. Désormais, nous pouvons rebondir sur ce train du futur, le SpaceTrain. Ce projet n'est plus une utopie, il est bien réel. Au niveau de la motorisation, les choses ont énormément changé en l'espace d'un demi-siècle. Le SpaceTrain utilisera une propulsion à hydrogène, une autonomie de 600km, la capacité également de produire cet hydrogène avec une énergie verte, la méthanisation. Dans le contexte actuel, avec l'ouverture du rail à la concurrence, tout est possible. Il en va de l'intérêt de la SNCF de prendre des participations dans SpaceTrain, faute de quoi elle prendrait le risque de voir la concurrence se saisir de ce projet.

Le travail de "lobbying" de votre association a-t-il déjà débuté?

Nous avons déjà pris des contacts avec des parlementaires qui travaillent à la Commission de Transports de l'Assemblée Nationale, notamment François Jolivet (député LREM de l'Indre). Des contacts sont pris aussi avec des personnalités liées à la SNCF. Notre objectif est de rencontrer Guillaume Pépy, le patron de la SNCF, pour discuter du mode d'exploitation. Il nous semble logique que la SNCF puisse gérer l'exploitation de cette ligne. Tout ce travail s'accélérera lorsque le Préfet aura délivré l'arrêté pour l'utilisation du rail de l'aérotrain. Je vois difficilement comment le Préfet pourrait répondre autrement que positivement à cette demande, d'autant plus que l'ensemble des sensibilités politiques est associé dans cette affaire.

Diviser le temps de parcours par quatre avec de tels tarifs, vous comprenez bien qu'il s'agit d'un atout considérable pour les Orléanais.

En attendant la décision du Préfet, où en est le projet aujourd'hui, au niveau du tracé?

Tout n'est pas arrêté, mais l'idée serait de positionner la gare de SpaceTrain au niveau du Pont de Joie, à Fleury-les-Aubrais, tout près du Parc Relais "Libération" de la ligne A du tramway. Un lieu à mi-distance entre les gares des Aubrais et d'Orléans. Pour la partie parisienne, la gare se situerait au niveau de la Porte d'Italie. Avant l'arrivée sur Paris, les derniers kilomètres se feraient en souterrain, entre l'autoroute A86 et la Porte d'Italie. Entre Orléans et Paris, le tracé global suivrait celui de l'autoroute A10. 

Aujourd'hui, nous avons 7.000 personnes, 7.000 navetteurs qui habitent sur Orléans et qui vont travailler quotidiennement sur Paris, 4.000 dans le sens inverse. Dans les années à venir, ce flux sera plus important. Leur permettre de voyager en moins d'un quart d'heure et à des prix attractifs (environ 10 euros l'aller avec SpaceTrain) est pour nous très important. Diviser le temps de parcours par quatre avec de tels tarifs, vous comprenez bien qu'il s'agit d'un atout considérable pour les Orléanais.