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Benjamin Smith prend la tête d'Air France-KLM, les syndicats inquiets

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Par , France Bleu

Benjamin Smith, numéro 2 d'Air Canada a été nommé jeudi 16 août, directeur général de la compagnie Air France-KLM. Si le gouvernement se félicite de cette arrivée à la tête du groupe aérien en difficulté, les syndicats restent inquiets.

Benjamin Smith quitte la tête de Air Canada pour Air France-KLM
Benjamin Smith quitte la tête de Air Canada pour Air France-KLM © Getty - Andrew Francis Wallace

Jeudi 16 août, Benjamin Smith, numéro 2 d'Air Canada, a été nommé directeur général d'Air France-KLM. Il remplace Jean-Marc Janaillac, ex-PDG parti le 4 mai dernier. Après trois mois de recherches, le siège est enfin pourvu.

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, se réjouit de cette arrivée à la tête du groupe français : "C'est une chance pour Air France-KLM d'attirer un dirigeant de cette dimension qui dispose d'une importante expérience acquise au cours des 19 dernières années passées chez Air Canada, d'un sens du dialogue et d'une grande capacité de transformation", comme Elisabeth Borne, ministre des Transports. 

Une nomination qui divise chez les syndicats 

Benjamin Smith est entré en 2002 chez Air Canada. Il devient directeur commercial et intègre la direction du groupe en 2007. Le jeune directeur de 46 ans, est notamment à l'origine de Air Canada Rouge, filiale low-cost. Il s'est aussi beaucoup investi dans le dialogue social. Un atout pour le groupe français en difficulté. 

Mais les syndicats français sont méfiants. La menace d'une grève est déjà sur la table. Premier point de friction : la rémunération du nouveau PDG. Elle serait à plus de 3 millions d'euros par an, triplée par rapport à celle de l'ancien patron Jean-Marc Janaillac. "On parle de 3,2 millions d'euros et les Echos d'hier annoncent 4 millions d'euros. On triple le salaire du nouveau PDG alors que les salariés qui demandent un rattrapage des salaires parce que leurs salaires sont gelés depuis six ans ne sont pas entendus par la direction", a déclaré Vincent Salles, co-secrétaire général du syndicat CGT Air France. 

Deuxième point de tension : la peur d'une expansion du low cost. "On pense qu'il est là pour faire grossir les low cost au sein du groupe Air France, poursuit Vincent Salles. Il y a de forts risques de grève si monsieur Benjamin Smith n'est pas capable de mener un dialogue avec les syndicats". Le syndicat néerlandais VNV, des pilots côté KLM, s'est montré optimiste. 

Jean-Marc Janaillac a adressé via Twitter dans la nuit de jeudi à vendredi "tous (ses) vœux de succès" à son successeur.

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