Transports

Alain Rousset veut faire payer ses retards et ses annulations à la SNCF

Par Yves Maugue, France Bleu Gironde et France Bleu dimanche 31 janvier 2016 à 6:22

Alain Rousset, le président de la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.
Alain Rousset, le président de la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. © Radio France - Yves Maugue

Le président de la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes est en colère. Alors qu'il est le principal financeur des TER, il reçoit les plaintes des usagers confrontés à des retards et des annulations de train. Il annonce qu'il est prêt à appliquer des pénalités à la SNCF.

Alain Rousset veut frapper la SNCF au porte-monnaie. Fatigué des retards à répétition et des annulations de trains sur l'ensemble du réseau TER en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, le président de la nouvelle région, chargé d'une partie importante du financement des trains, annonce qu'il est prêt à appliquer des pénalités à la SNCF en fonction de la circulation réelle des trains. "On me dit qu'il va y avoir une suppression de cinq à six pour cent des trains, affirme Alain Rousset. Je trouve cela anormal et indécent. Je m'interroge sur le fait de créer une pénalité à l'égard de la SNCF en fonction du nombre de suppressions de train annoncées".

Il y a un problème de service rendu dans notre région. Je suis prêt à aller au tribunal s'il le faut.

Alain Rousset rappelle que la Région investit des millions chaque année. "Nous avons investi près de 700 millions d'euros sur des trains neufs et des centaines de millions sur la régénération des lignes. Nous versons près de 140 millions d'euros par an pour le fonctionnement de tout cela. Et ça ne marche pas. Ça suffit". Alain Rousset qui a également évoqué la compétence nouvelle pour la Région du transport scolaires. Il annonce que les tarifs resteront pour le moment inchangés. Ils sont très variables selon les départements : gratuits dans les Landes, 45 euros par an dans la Creuse, 65 euros en Haute-Vienne et jusqu'à 129 euros en Gironde. Alain Rousset rappelle que la loi laisse jusqu'en 2020 aux régions pour harmoniser la situation.