Transports

Les chauffeurs de bus Keolis en grève depuis déjà une semaine à Alès

Par Jeanne-Marie Marco, France Bleu Gard Lozère jeudi 18 mai 2017 à 22:20

Abdel Chérifi délégué CGT à Keolis Alès
Abdel Chérifi délégué CGT à Keolis Alès © Radio France - Jeanne marie Marco

Depuis le 11 mai, la plupart des chauffeurs de bus NTecC sont en grève à Alès (Gard) pour dénoncer leurs conditions de travail qui se dégradent. Les chauffeurs assurent que la sécurité des voyageurs est en jeu.

La grève des chauffeurs de bus NTecC, réseau exploité par Keolis, a commencé jeudi 11 mai. Le trafic est largement impacté depuis ce jour. Des négociations ont lieu ce vendredi matin entre direction et syndicats.

Moins d'un bus sur deux circule

La grève est menée par trois syndicats : la CGT, Solidaires et la CFDT. Quinze chauffeurs de bus sur 19 sont en grève , 45% du trafic urbain est assuré. Un service minimum est donc mis en place pour ne pas paralyser complètement le trafic.

Pourquoi la grève ?

Les salariés grévistes dénoncent le non-respect de la convention collective par la direction. Selon Abdel Chérifi, délégué CGT à Keolis Alès, le code du travail n'est pas respecté notamment concernant les temps de pause "il n'existe pas de temps de pause, c'est du temps de régulation. Si on arrive en retard sur les fins de lignes on a plus de pause donc le chauffeur est tenté d'aller plus vite pour arriver avant (...), c'est très dangereux et c'est pour ça qu'on alerte l'opinion publique".

"Le chauffeur est tenté d'aller plus vite (pour avoir une pause)." - Abdel Chérifi, CGT

Le directeur de Keolis Alès assure que "bien évidemment, dépasser la vitesse autorisée pour avoir une pause n'est pas acceptable". Hugues Le Boulaire explique que chaque chauffeur de bus doit signaler son retard : "Il appelle le régulateur qui est chargé de gérer le trafic. Soit on arrive à décaler son temps pour mettre en place la pause du conducteur soit on ajoutera, dès qu'on aura signé l'accord, un portefeuille de temps."

Les salariés d'Alès dénoncent également de fortes inégalités de salaires avec leurs collègues Keolis nîmois : "Ça peut varier de 200 à 600 euros" assure Abdel Chérifi.

Le directeur Hugues Le Boulaire explique qu'il s'agit de "deux sociétés différentes, avec deux clients différents et deux périmètres différents."