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Transports

Après les intempéries dans l'Hérault, la SNCF aurait géré la crise a minima

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Par , France Bleu Hérault

Un mois après les intempéries, comment expliquer l'ampleur des répercussions sur le réseau SNCF ? La direction évoque une situation exceptionnelle, mais la CGT parle plutôt d'une gestion de crise avec une économie de moyens dommageable à la qualité du service.

Les dégâts sur les voies à Villeneuve-les-Béziers ont obligé à interrompre le trafic depuis le 23 octobre
Les dégâts sur les voies à Villeneuve-les-Béziers ont obligé à interrompre le trafic depuis le 23 octobre © Maxppp -

Hérault, France

Après les intempéries d'octobre et les dégâts sur les rails à Villeneuve-les-Béziers, on approche du bout du tunnel. Le trafic SNCF doit reprendre lundi prochain sur les deux voies entre Agde et Béziers, dernier tronçon en réparation. Mais l'attente aura été longue...

Un mois de perturbations. Des trains retardés, d'autres supprimés à l'est comme à l'ouest du département. Cela concerne même les destinations hors région. Nombreux sont les usagers qui s'interrogent et se plaignent de l'ampleur des répercussions. 

Pourquoi un tel impact ?

La direction explique qu'elle a dû composer avec des circonstances exceptionnelles. Avec ce chantier, c'est comme si la région était coupée en deux. Les rames ne sont pas forcément là où elle en a besoin, pas du bon côté. Elle a dû réadapter tout son plan de transport après le 23 octobre. Un casse-tête , personne ne le conteste. 

"C'était plus trop son affaire d'acheminer les passagers".

Sa gestion de la crise en revanche est mise en cause. "La SNCF a fait a minima" selon Jean-Marc Biau, représentant CGT cheminot. Il pointe notamment SNCF Voyages qui gère la plupart des TGV : "elle considérait qu'au sud de Montpellier, c'était plus trop son affaire d'acheminer les passagers au delà, à Sète, Narbonne, Perpignan, jusqu'à l'Espagne ou Toulouse". Au début aucun bus de substitution. 

"Puis parce que des passagers ont protesté, ils ont mis des bus mais des bus cachés, c'est-à-dire qu'on n'indique son existence qu'au dernier moment, dans le trains une heure avant l'arrivée pour éviter qu'il n'y ait 150 passagers qui se présentent pour 55 places". 

"Il fallait trier les voyageurs comme à la foire aux bestiaux".

Pour les TER, les syndicats ont demandé pourquoi seulement deux trains allers-retours entre Agde-Montpellier-Nîmes. "Pas de réponse de la direction. Et pareil pour les bus de substitution réservés aux abonnés. Il fallait trier les voyageurs comme à la foire aux bestiaux. Pas de bus pour les passagers de TGV donc on s'est retrouvé avec des contestations très dures à gérer pour les cheminots.

Manque de personnel

La CGT Cheminot y voit aussi une conséquence des réductions d'effectifs: selon elle 100 postes supprimés ces huit derniers mois sur la région. "Même dans l'encadrement on le voit on manque de gens, continue Jean-marc Biau. On n'est plus en capacité de faire face dans ce genre de crise." 

Pour aiguiller les usagers dans cette galère, la SNCF leur recommandait de s'inscrire via internet au système d'envoi de SMS qui les informe des modifications de trafic.

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