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Transports

"Arrêter le Lyon-Turin serait une grosse bêtise" selon le président du Parlement européen

mercredi 8 août 2018 à 17:22 Par Nelly Assénat et Camille André, France Bleu Pays de Savoie

Antonio Tajani était en visite ce mercredi sur le chantier de la ligne ferroviaire Lyon-Turin à Saint-Martin-de-la-Porte en Savoie. Alors que l'Italie a du mal à faire entendre un seule voix pour défendre le projet, le président du Parlement européen estime que l'arrêter serait une grave erreur.

Antonio Tajani à saint-Martin-de-la-Porte
Antonio Tajani à saint-Martin-de-la-Porte © Radio France - Camille André

Savoie, France

Le président du Parlement européen est venu rappeler que pour Bruxelles, la réalisation de la ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin est une priorité. "Arrêter le Lyon-Turin serait une grosse bêtise" selon Antonio Tajani qui s'est rendu ce mercredi à Saint-Martin-de-la-Porte en Savoie où les travaux préparatoires du tunnel ont débuté, avec un peu plus de quatre kilomètres de galeries percés.

Antonio Tajani en visite dans la descenderie de Saint-Martin-de-la-Porte où plus de 4 km de galerie ont déjà été creusés.  - Radio France
Antonio Tajani en visite dans la descenderie de Saint-Martin-de-la-Porte où plus de 4 km de galerie ont déjà été creusés. © Radio France - Camille André

"Cette infrastructure va réduire les émissions de CO2, va aider les entreprises, va aider la sécurité routière et va réduire le temps du voyage de deux heures", a énuméré Antonio Tajani avant de poursuivre: "En tant que président du Parlement européen, en tant qu'ancien commissaire aux transports et en tant que député italien, je travaillerai contre ceux qui veulent bloquer les travaux et pousser l'Italie en arrière". 

Le gouvernement Italien se divise autour de ce projet

En Italie en effet, le projet provoque des dissensions politiques. En mai dernier, le Mouvement Cinq Etoiles (M5S, antisystème) menaçait de retirer l'Italie du projet. Le dirigeant du M5S et vice-Premier ministre italien Luigi Di Maio, juge "inutile" le chantier de ligne à grande vitesse entre la troisième ville française et la cité industrielle italienne.

Le 30 juillet dernier, Luigi Di Maio a de nouveau affirmé que cette ligne ferroviaire serait  "entièrement rediscutée". Néanmoins l'allié du M5S au gouvernement, la Ligue de Matteo Salvini (extrême droite), tient  au projet

Récemment le ministre des Transports, Danilo Toninelli, issu du M5S, a assuré devant le Parlement que le gouvernement n'avait pas de "préjugés idéologiques" sur le projet mais comptait mener des analyses et des études qui seraient "toutes rendues publiques".

Un projet vieux de 25 ans 

Ce projet de liaison, long de 270 km a été lancé en 1991. Il vise surtout à reporter le transport de marchandises de la route vers le rail pour diminuer la pollution. Il devrait aussi permettre de réduire le temps de parcours des passagers dans le Corridor méditerranéen. 

La roue de coupe, un engin qui permet de creuser et de poser les éléments qui soutiennent les parois du tunnel.   - Radio France
La roue de coupe, un engin qui permet de creuser et de poser les éléments qui soutiennent les parois du tunnel. © Radio France - Camille André

Ce projet implique la réalisation d'un tunnel de 57,5 km sous les Alpes. (45 en territoire français et 12,5 en Italie). La mise en service du tunnel est prévue pour 2030, mais plus de 23 km de galeries ont déjà été creusés. 1,5 milliard d'euros a aussi été dépensé.

Le budget du seul tunnel est pour le moment estimé à 8,6 milliards d'euros. L'Europe doit en financer 40%, l'Italie 35% et la France, 25%.