Transports

Atterrissage d'urgence d'un Paris-Los Angeles : des débris du moteur retrouvés au Groënland

Par Julien Baldacchino, France Bleu jeudi 5 octobre 2017 à 21:27

C'est un A380-800 qui a subi cette avarie, l'obligeant à atterrir en urgence
C'est un A380-800 qui a subi cette avarie, l'obligeant à atterrir en urgence © AFP - STEPHAN JANSEN / DPA

Après l'atterrissage d'urgence, samedi, d'un A380 d'Air France en raison d'une avarie de moteur, le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé de l'enquête, a annoncé ce jeudi avoir trouvé des débris qui aideront à avancer dans l'enquête.

Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) va pouvoir collecter des éléments détachés du vol AF066 Paris-Los Angeles, qui a dû atterrir d'urgence samedi à Goose Bay au Canada, après une avarie de moteur. Jeudi, le BEA a annoncé qu'un hélicoptère de la compagnie danoise Air Greenland avait "survolé mercredi cette zone et a repéré des éléments métalliques provenant du moteur".

Ces débris de moteur ont été repérés "dans une zone désertique, couverte de glace, localisée à environ 150 kilomètres du sud-est de la ville de Paamiut, sur la côte ouest" du Groenland, qui dépend du Danemark. Le BEA a précisé qu'il était "en relation avec son homologue danois pour organiser la récupération de ces éléments" repérés grâce à l'exploitation des données de l'une des boîtes noires de l'avion, qui a permis de déterminer où l'avarie du moteur numéro 4 de cet avion a eu lieu.

Un élément qui s'est détaché en vol

Cet avion de modèle A380-800 a subi une avarie sur l'un de ses moteurs au moment où il survolait le Groenland : observé par les enquêteurs du BEA à Goose Bay, où il s'est posé en urgence, il n'a pas été touché au-delà de ce moteur numéro 4. C'est la soufflante, premier élément tournant à l'avant du moteur, qui s'est détachée en vol, entraînant avec elle la perte de l'entrée d'air, et donc la déstabilisation de l'avion. A son bord, 497 passagers et 24 membres d'équipage, qui avaient décollé de Paris à 9h30.

Le BEA mène l'enquête sur les circonstances de ce qui aurait pu être une catastrophe aérienne d'ampleur conjointement avec les autorités danoises, américaines et canadienne. "Les calculateurs du moteur vont également être analysés chez le constructeur de ces équipements aux Etats-Unis", a précisé le bureau, ajoutant que le moteur sera "déposé pour être acheminé au centre de maintenance de ces moteurs, à Cardiff", au Royaume-Uni.