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Au large de Saint-Malo, 700 personnes mobilisées pour un exercice ORSEC en mer

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Par , France Bleu Armorique
Saint-Malo, France

700 personnes, dont 200 figurants, ont participé à un exercice ORSEC (Organisation de la Réponse de Sécurité Civile) au large de Saint-Malo ce lundi. Un test avant la Route du Rhum 2018 pour vérifier les capacités de coordinations des autorités et secours en mer et sur terre.

Dans cet exercice ORSEC en mer, une trentaine de blessés doivent être évacués du navire Pont-Aven
Dans cet exercice ORSEC en mer, une trentaine de blessés doivent être évacués du navire Pont-Aven © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Le navire Pont-Aven de la Brittany Ferries a quitté le port de Saint-Malo vers 10h30. A bord, un homme tue presque tout l'état-major et ouvre le feu sur certains des 200 passagers présents. C'est le scénario de l'exercice organisé par les différents acteurs de l'Etat pour faire travailler ensemble tous les services de secours : marins-pompiers, SNSM, préfectures maritimes et terrestres, sécurité civile ou encore Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage. Ce sont 500 personnes qui sont ainsi mobilisées, en plus des 200 figurants jouant les passagers, pour effectuer les premiers soins à bord et organiser l'évacuation des blessés.

L'intervention médicale au cœur de l'exercice

A bord, 30 personnes font office de blessés. 18 sont en état d'urgence absolue, en raison de blessures par balle pour la plupart. Très vite, l'alerte est donnée et les blessés sont transportés sur les deux brancards disponibles et rassemblés dans la salle bar-piscine. L'équipe médicale de la compagnie maritime, restreinte à quatre personnes, s'organise pour prodiguer les premiers soins selon l'urgence de chaque cas.  

L'objectif est de définir quels sont les blessés qui ont besoin d'oxygène et de médicaments. Pour chaque blessé, une fiche "SINUS" est remplie avant d'être informatisée : ce système permet d'avoir l'essentiel des informations sur la nature et la gravité des plaies, y compris pour les autorités à terre, qui peuvent ainsi adapter les moyens.

Deux heures plus tard, ce sont les pompiers qui arrivent en bateau pour prendre le relais et installer les couvertures de survie. "Une fois sur place, on voit si on a besoin de plus de moyens et on réadapte en fonction", explique Yannick Le Bousse, médecin-chef des marins-pompiers de Brest :

Il faut faire venir les moyens humains et matériels déjà, puisqu'en mer on n'a pas tout sur place tout de suite. Il faut ensuite identifier les priorités, notamment pour les rotations des hélicoptères.

Les pompiers commencent à organiser l'évacuation des blessés. Les équipes de la sécurité civile étaient censées arrivées les premières en hélicoptère : elles ont finalement été appelées sur une autre intervention, réelle cette fois, et n'arrivent donc que plus de trois heures après le premier signal d'alerte, avec l'hélicoptère de la marine venu de Brest. Des médecins et sauveteurs supplémentaires sont débarqués à bord. C'est dans ces deux hélicoptères que sont ensuite hélitreuillés les blessés les plus graves. Cet exercice est l'occasion de tester pour la première fois l'installation d'un poste médical avancé, installé sur un autre bateau de soutien à proximité, pour les soigner au plus vite.

Un entrainement pour les équipes avant la Route du Rhum

L'enjeu clé de cet exercice est de vérifier la bonne remontée des informations depuis le personnel de la compagnie maritime jusqu'aux préfectures et services de secours. "Notre organisation permet de fonctionner, même en mode dégradé. Il y a des formations régulières pour organiser le sauvetage des blessés", explique Xavier Josnin, responsable du centre de formation pour le personnel de la Brittany Ferries.

"On a le concours d'un grand nombre d'acteurs, que ce soit du côté de l'Etat avec la gendarmerie, la sécurité civile et les douanes, mais aussi la Société Nationale de Sauvetage en Mer et la marine nationale", indique Daniel Le Diréach, adjoint du Préfet maritime de l'Atlantique. 

On cherchait aussi à anticiper des risques qui peuvent se présenter par exemple lors de la prochaine Route du Rhum. Cet exercice est théorique mais on a mobilisé énormément de moyens. Il est important de s’entraîner régulièrement. L'idée c'est d'apprendre à travailler ensemble.

Les services de l'Etat vont maintenant prendre quelques semaines pour faire le bilan détaillé de cet exercice et en tirer les conséquences, afin de pouvoir répondre à des situations similaires dans la réalité.

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