Transports

Heure d'hiver : les risques augmentent sur la route pour les cyclistes et les piétons

Par Kevin Boderau et France Bleu, France Bleu Gironde et France Bleu mercredi 26 octobre 2016 à 18:23

Les services de coursiers ont multipliés la présence des cyclistes dans les rues bordelaises
Les services de coursiers ont multipliés la présence des cyclistes dans les rues bordelaises © Radio France - Kevin Boderau

Ce week-end, c'est le passage à l'heure d'hiver. Dans la nuit de samedi à dimanche il faudra donc retarder les pendules d'une heure (à 3h il sera 2h), un rituel auquel les Français sont bien habitués depuis 1975. En revanche, beaucoup se laissent surprendre par la nuit qui tombe plus vite.

Le mois de novembre est une période dangereuse pour les cyclistes et les piétons. En 2014, il a été le mois le plus meurtrier de l'année en France avec 62 piétons tués dont 46 pendant la nuit. En comparaison 23 piétons perdait la vie au mois de mai la même année. C'est pourquoi France Bleu est partenaire cette semaine (du 24 au 30 octobre 2016) de l'opération "Bien vu ensemble". Une opération pour sensibiliser les usagers sur l'importance de bien s'équiper en prévision du passage à l'heure d'hiver.

Des cyclistes de plus en plus nombreux au cœur des villes

Il y a d'abord eu la généralisation des vélos en libre-service. Et depuis quelques mois la présence de coursiers pour des services de livraison s'est multipliée. Résultat : il y a de plus en plus de deux roues dans nos centres-villes. Nicolas en a fait son activité principale depuis le mois de mai, il redoute un peu ce passage à l'heure d'hiver : "Il y a plus de risques de pluie et donc de glissage (...) la luminosité va baisser (...) c'est à chacun de s'équiper en conséquence."

Le témoignage de Nicolas, coursier pour une entreprise de livraison.

"Avec des lumières l'automobiliste nous voit de plus loin, il se décale, il joue le jeu". — Nicolas, coursier pour une entreprise de livraison.

Alain lui a démarré son travail de coursier il y a trois mois. Avec jusqu'à 30 kilomètres par service en ville il concède multiplier les risques : "On conduit parfois un peu vite, il y a toujours des voitures qui ne nous voient pas. Même si on a les précautions qu'il faut (phares, casque, etc..) on se sent toujours un peu en danger". Et en cas d'accident les coursiers ne sont pas couverts par les entreprises de livraison qui les embauchent. De plus en plus contractent donc une assurance de responsabilité civile professionnelle.

Des cyclistes plus exposés aux dangers de la route au moment du passage à l'heure d'hiver, le reportage de France Bleu Gironde

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