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Transports

Autolib' : c'est terminé !

vendredi 15 juin 2018 à 17:24 Par Emmanuel Collardey et Émilie Defay, France Bleu Paris et France Bleu

Le syndicat qui gère le système d'autopartage annonce ce vendredi le divorce avec son partenaire Bolloré. Il n'accepte pas l'addition présentée par le groupe industriel, qui lui réclame 233 millions d'euros.

Autolib
Autolib © Radio France/Martine Bréson

Paris, France

Autolib' et Bolloré, la rupture est consommée. Le Syndicat Autolib' Métropole l'a annoncé ce vendredi après-midi :  il proposera jeudi prochain, le 21 juin aux 98 communes qui le composent, dont Paris, de résilier le contrat conclu avec le groupe Bolloré pour ce dispositif de voitures électriques en autopartage.

Une addition de 233 millions d'euros

La rupture était dans l'air depuis l'addition présentée il y a un mois par le groupe Bolloré. Le fabricant des voitures grise demande au syndicat le versement de 233 millions d'euros, pour combler le déficit d'Autolib'. Une somme "astronomique", répond aujourd'hui Catherine Baratti-Elbaz, présidente du Syndicat qui regroupe les communes qui bénéficient du service de voitures électriques en autopartage. Le conseil syndical est donc appelé à voter le 21 juin prochain la résiliation du contrat Autolib.

Que va-t-il se passer maintenant ?

Les voitures grises ne vont pas d'arrêter de rouler du jour au lendemain. C'est en tout cas ce que promet Autolib' Métropole, qui compte sur la bonne volonté de son futur ex-partenaire, en appelant "à sa responsabilité pour prévoir une transition acceptable". Une transition vers un nouveau modèle. Pour Catherine Baratti-Elbaz, Autolib' ne sera pas remplacé par un seul acteur, mais par plusieurs, qui proposeront "des solutions complémentaires. Pour des trajets intramuros, pour des trajets petite couronne - Paris, pour des locations longue durée quand on veut partir en week-end, etc."

Place au free floating 

Une réunion avec différents acteurs de l'autopartage (constructeurs automobiles, loueurs de voitures) a eu lieu lundi à la mairie de Paris et achevé de convaincre la ville qu'un autre modèle était possible. Les système en "free floating", c'est-à-dire sans station, ont le vent en poupe. Ils ont l'avantage de ne nécessiter aucun investissement public, ce qui rassure des élus aujourd'hui échaudés par le contentieux avec Autolib' et le fiasco du nouveau Vélib'.