Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Transports

Auvergne-Rhône-Alpes : moins de passagers... car il n'y a pas assez de trains !

Entre 2012 et 2016, les TER en Auvergne-Rhône-Alpes circulaient aux trois quarts vides, selon un rapport de la chambre régionale des comptes. Un constat qui s'explique par le manque de moyens alloués par la région et par l'Etat.

Photo d'illustration TER gare de Valence ville
Photo d'illustration TER gare de Valence ville © Radio France - Nicolas Joly

Auvergne-Rhône-Alpes, France

22% de remplissage en Auvergne et 27% en Rhône-Alpes. C'est peu dire que les trains n'étaient pas pleins, dans notre région, entre 2012 et 2016. En cause, la concurrence de la route (covoiturage, "Cars Macron" Ouibus et Flixbus), mais aussi le vieillissement et la dégradation des voies. Le constat touche d'ailleurs beaucoup les petites lignes, qui représentent 32% du réseau régional.

La FNAUT a son interprétation

Un service pas optimal, et des gens qui préfèrent prendre la voiture plutôt que d'emprunter le chemin ferroviaire.

Mais du côté de la FNAUT (Fédération Nationale des Associations des Usagers de Transports), on a une autre explication : il n'y a pas assez de trains ! Sur certains trajets, il n'y a pas assez de trains qui circulent. Par exemple, entre Valence et Grenoble, ou entre Valence et Romans, il peut s'écouler deux heures entre deux trajets. Il faut donc soit prendre son temps, soit prendre son mal en patience. Les usagers sont donc soumis aux horaires, et plutôt que de s'y adapter, ils préfèrent prendre leur voiture.

"Quand les trains sont trop rares, le système de transport ferroviaire n'est pas performant. Il faut arriver à un système de transport qui permet d'aller d'un point A à un point B sans utiliser la voiture. Mais actuellement, il n'y en a pas" - Anne-Marie Ghémard, présidente de la FNAUT en Auvergne-Rhône-Alpes

La FNAUT alerte, de ce fait, sur "l'urgence climatique" du problème, puisque plus de voitures sur les routes dit plus de pollution. "L'idée, c'est de mettre fin à l'usage de la voiture individuelle. Mais aujourd'hui, ce n'est pas possible. Et nous polluons énormément à cause du trafic", se désole Anne-Marie Ghémard.

1,4 milliard d'euros d'ici 2022

Les investissements doivent donc être conséquents, préconisent les magistrats : 1,4 milliard d'euros d'ici 2022, soit 231 millions d'euros par an, pour donner un service de TER de qualité dans la région. La région, justement, a commandé de nouvelles rames, l'an dernier, mais il faudra attendre quelques années avant qu'elles soient fonctionnelles. Elle a reconnu, par la voix de sa vice-présidente aux transports, Martine Guibert, qu'il y avait des efforts à fournir pour avoir un réseau de haute qualité.

Martine Guibert, vice-présidente du conseil régional, reconnaît qu'il faut faire plus pour le réseau de transports dans la région

Choix de la station

France Bleu