Transports

Avant l'Orne, la route photovoltaïque testée en Vendée

Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan jeudi 22 décembre 2016 à 16:51

Avant d'être construite dans l'Orne, la route photovoltaïque a été testée en Vendée
Avant d'être construite dans l'Orne, la route photovoltaïque a été testée en Vendée © Maxppp -

On a beaucoup parlé, ce jeudi, de ce premier kilomètre de route photovoltaïque inauguré dans l'Orne par Ségolène Royale, la ministre de l'Environnement. Mais n'oublions pas que c'est chez nous, en Vendée, qu'a d'abord été expérimenté ce système.

Le premier kilomètre de route photovoltaïque a été inauguré ce jeudi dans l'Orne, par la ministre de l'Environnement, Ségolène Royale. Mais avant d'en arriver là, cette première mondiale a d'abord été testée en Vendée, à Mouilleron-le-Captif et à Bellevigny.

Les cellules photovoltaïques résistent au frottement et au passage continue des voitures et des poids-lourds

Depuis cet été, 50 mètres carrés de route photovoltaïque alimentent une borne de recharge pour les voitures électriques sur le parking du Vendéspace et 50 autres alimentent un panneau d'affichage au niveau de l'échangeur de Bellevigny (au nord de La-Roche-sur-Yon), près du collège. Et ça fonctionne parfaitement assure Alain Leboeuf, le monsieur routes du Conseil départemental de Vendée, même sur une route très fréquentée comme le second exemple. "On montre à tous ceux qui passent sur la route et aux collégiens qui sont à proximité que cette route fabrique bien de l'électricité puisqu'elle alimente un panneau lumineux d'information. Les panneaux qui subissent les frottements, le passage des bus scolaires, des poids-lourds, des voitures, nombreux, tous les jours puisqu'on est à une intersection, résistent. Les cellules photovoltaïques sont intactes et fonctionnent très bien".

Utiliser des surface déjà "artificialisées" pour produire de l'électricité et pas des surfaces agricoles

La limite, en revanche, c'est toujours le prix : deux fois 160.000 euros pour le Conseil départemental de Vendée. "Parce que c'est un dispositif fabriqué de manière artisanale pour l'instant", justifie Alain Leboeuf. Mais pourquoi équiper des routes alors que ça coûterait beaucoup moins cher d'installer des panneaux photovoltaïques sur des toits ou dans des champs ? "Il y a un vrai sujet sur l'utilisation et l'optimisation des surfaces déjà artificialisées. L'idée, c'est d'éviter d'aller sur le foncier agricole pour laisser l'agriculture continuer à nourrir l'homme. Les centaines de kilomètres d'infrastructures routières sont des surfaces déjà artificialisées, qui ne servent pour l'instant qu'au passage des véhicules". Des routes qui pourraient dans l'avenir nous éclairer mais aussi être plus sûres en produisant leur propre électricité. La Vendée voudrait tester la route photovoltaïque sur des ponts souvent verglacés pour pouvoir les réchauffer et les rendre moins glissant.

Comment fonctionne une route solaire ? - Visactu
Comment fonctionne une route solaire ? © Visactu