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Transports

Bordeaux : deux mois après leur arrivée, bilan positif pour les vélos Indigo Weel

jeudi 19 avril 2018 à 19:07 Par Thomas Coignac, France Bleu Gironde

Deux mois après leur arrivée dans les rues de Bordeaux, les Indigo Weel, ces vélos en libre-service blancs et violets, sont de plus en plus plébiscités par les habitants. En mars, les mille vélos en "free-floating", à prendre et à déposer où l'on veut, ont été utilisés 22 726 fois au total.

La place des Quinconces est un point chaud pour le dépôt des Indigo Weel.
La place des Quinconces est un point chaud pour le dépôt des Indigo Weel. © Radio France - Bastien Munch

Bordeaux, France

On peut en croiser à chaque coin de rue. Les Indigo Weel, ces vélos blancs et violets en libre-service, ont débarqué à Bordeaux il y a un peu plus de deux mois. Pour les emprunter, le principe est simple. Il suffit de télécharger une application pour déverrouiller le vélo choisi. A la fin du trajet, qui ne doit pas s'étendre au-delà de Bordeaux, l'utilisateur peut déposer son vélo où bon lui semble, tant qu'il n'entrave pas la circulation des véhicules et des piétons. Il scanne une dernière fois le code-barres situé sous la selle et le vélo est de nouveau prêt à l'emprunt.

Plus de mille vélos Indigo Weel sont éparpillés dans tout Bordeaux. - Radio France
Plus de mille vélos Indigo Weel sont éparpillés dans tout Bordeaux. © Radio France - Bastien Munch

"Pour l'instant, le bilan est très positif, c'est vraiment un pari réussi !", s'enthousiasme Joaquin Aliaga, le responsable d'Indigo Weel à Bordeaux. "Au mois de février, on comptait 4 299 utilisations au total, avec 400 vélos dans la ville. En mars, on en est à plus de 22 700 utilisations pour 1 000 vélos !" Face à ce succès, l'entreprise Indigo ne compte pas augmenter considérablement le nombre de vélos en "free-floating", qui nécessiterait l'accord de la mairie, mais table sur une autre stratégie. "On veut surtout essayer d'attirer plus de monde sur nos Indigo Weel. Par exemple, à Jardin Public, la population plutôt âgée n'est pas forcément très connectée et ne nous connaît pas vraiment. On veut placer plus de vélos dans des endroits stratégiques comme celui-là pour se faire connaître."

Joaquin Aliaga, responsable d'Indigo Weel à Bordeaux

Entre un VCub et un Indigo Weel, je prends l'Indigo sans hésiter

La place des Quinconces, considérée comme un "point chaud" pour les Indigo Weel, est également un lieu de dépôt important pour d'autres vélos en libre-service : ceux de Bordeaux Métropole, les VCub. Mais même si Joaquin Aliaga, responsable d'Indigo Weel à Bordeaux, précise qu'il n'existe aucune concurrence entre les deux, qui ne rendent pas "le même service", les Bordelais, eux, se tournent souvent plus facilement vers les nouveaux-venus.

"C'est sûr que si vous me proposez un VCub et un Indigo Weel, je choisis l'Indigo sans hésiter !", avoue Thomas, 23 ans, étudiant à Bordeaux. Il a déjà testé les deux services pour se faire un avis. "_Avec les Indigo Weel, l'assise est meilleure, il y a plus de vitesses, et on profite carrément mieux de la balade qu'avec un VCub_. C'est simple, là je viens de prendre un vélo de la ville, et je vous explique pas la douleur que j'ai aux fesses...", s'exclame le jeune homme en repartant vers le tram.

Thomas, 23 ans, étudiant à l'IFAP

On trouve également de plus en plus d'Indigo sur les quais, à proximité de la porte de Bourgogne. C'est ici que Cyril et sa copine ont décidé de tester le service de "free-floating" pour la première fois. "J'en avais déjà entendu parler sur Facebook, et j'avais vu comment ça fonctionnait, du coup on a profité du beau temps pour le tester", indique le jeune Bordelais. Lui aussi est un déçu du service VCub. "On peut pas les poser où on veut et quand on veut, on est toujours tributaire de la borne et c'est pas pratique. Avec les Indigo Weel, c'est un peu la liberté !

Cyril, habitant de Bordeaux

Certains, pourtant, ont encore beaucoup de mal à bouleverser leurs habitudes. "Je vous avoue que je suis plutôt pour les VCub, j'ai plus l'habitude de ces vélos-là", indique Yannick, justement en train de réserver un vélo de Bordeaux Métropole à une borne. "Les Indigo, c'est vrai que je les vois un peu partout mais je ne m'y suis pas encore intéressé. Du coup, je n'ai pas bien compris comment ça fonctionne."

Yannick, utilisateur de VCub

Quelques actes de vandalisme

Joaquin Aliaga, le responsable d'Indigo Weel à Bordeaux, est globalement satisfait de l'accueil qu'ont réservé les Bordelais à ces nouveaux vélos. "En général, on a plutôt été très bien accueillis par les habitants. Après oui, il y a des actes de vandalisme, mais c'est le cas pour toutes les entreprises de vélo en libre-service. On s'est parfois retrouvés avec des vélos repeints en noir, d'autres tagués, certains cadenas ont aussi été sciés et des rayons ont été cassés en forçant sur le cadenas. Avec notre équipe de techniciens à Bordeaux, on a juste à ramasser ces vélos, à les réparer puis à les replacer dans la ville." Rien de très inquiétant selon Joaquin Aliaga, alors que d'autres entreprises, comme Gobee bike récemment, ont dû abandonner le marché français suite à de nombreuses dégradations.

Joaquin Aliaga contrôle tous les vélos Indigo Weel qu'il croise. - Radio France
Joaquin Aliaga contrôle tous les vélos Indigo Weel qu'il croise. © Radio France - Bastien Munch

Indigo Weel a maintenant l'intention de s'étendre jusqu'à Talence dans les prochains mois, pour satisfaire une demande étudiante très forte. "C'est un peu notre fer de lance actuellement, confirme le responsable d'Indigo Weel à Bordeaux. _On a discuté avec la mairie de Talence, qui nous accordé le droit de déposer des vélos à proximité du campus_. On va commencer par en déployer une centaine pour laisser aux gens le temps de s'y habituer." Dans les prochains mois, quelque 600 vélos blancs et violets pourraient ainsi être déployés à Talence.