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Transports

Bordeaux : le vélo Pibal, c'est vraiment fini

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Après un parcours chaotique qui a duré plusieurs années, le vélo jaune va être définitivement détruit avec la signature d'un protocole transactionnel entre Peugeot et la Ville de Bordeaux.

Peugeot s'engage à livrer 50 vélos à assistance électrique à la ville de Bordeaux.
Peugeot s'engage à livrer 50 vélos à assistance électrique à la ville de Bordeaux. © Maxppp - Thibaud Moritz

Bordeaux, France

Le conseil municipal enterre ce lundi le célèbre vélo jaune bordelais créé par le designer Philippe Starck. Un protocole transactionnel entre Peugeot, le fabricant des vélos, et la Ville de Bordeaux, qui précise qu'aucune des deux parties n'est responsable des défaillances qu'ont connus les vélos, met définitivement fin au Pibal. 

De l'argent gaspillé 

Avec ce protocole, Peugeot s'engage à livrer 50 vélos à assistance électrique à la Ville de Bordeaux. Ce qui va permettre à la mairie de récupérer un peu moins de 110 000 euros, soit la moitié de la somme dépensée pour acquérir les vélos Pibal. En contrepartie, "nous remboursons nous-mêmes un peu plus de 15 000 euros les frais de rapatriement des vélos à Peugeot, les frais de stockage et ceux de mise au rebut", détaille Anne Walryck, adjointe au maire de Bordeaux. 

Parcours chaotique 

Un gaspillage qui met un point final à un parcours chaotique qui aura duré six ans. Inauguré en grande pompe, en 2013, par l'ancien maire de Bordeaux Alain Juppé et Philippe Starck, le Pibal avait montré des défaillances quelques mois plus tard. 9 des 580 vélos mis en service présentaient des fissures dues à des problèmes de soudure sur les cadres. Ils ont été rappelés par la mairie de Bordeaux en 2015 pour être réparés par Peugeot sauf qu'entre-temps, les normes avaient changé, rendant l'utilisation du Pibal trop compliquée. Tous les vélos n'auraient pas pu être remis en distribution, il aurait fallu les réviser toutes les six semaines et les usagers auraient même dû signer une décharge en cas de défaillance du vélo. Face à ces nombreuses contraintes, le Pibal avait été mis hors d'usage en septembre 2017.  

Une opération de communication 

Pour Nicolas Guenro, élu socialiste de l'opposition municipale, il s'agit d'une "belle opération de communication"car "cela n'a pas permis de développer l'usage du vélo à Bordeaux. La priorité absolue c'est de travailler sur l'environnement cyclable et la sécurisation des cyclistes".  

Loin d'être un échec pour Anne Walryck qui se défend : "On retombe bien sur nos pieds, au final on complète notre flotte avec des vélos à assistance électrique et nous allons faire des efforts sur la résorption des discontinuités cyclables et sur le stationnement des vélos".  D'après l'élue, aujourd'hui, 14% des Bordelais se déplacent à vélo tous les jours dans la ville.