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Bourgogne-Franche-Comté : les syndicats divisés sur le droit de retrait des chauffeurs routiers

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Les syndicats CFDT, FO et CFTC du transport routier ont appelé ce lundi les chauffeurs à exercer "individuellement" leur droit de retrait. En cause : le manque de moyens de protection face au coronavirus. En Bourgogne-Franche-Comté, les syndicats sont divisés.

Manque de gels, manque de masques, manque points d'hygiène : les chauffeurs routiers se sentent en danger face à cette crise sanitaire Manque de gels, manque de masques, manque points d'hygiène : les chauffeurs routiers se sentent en danger face à cette crise sanitaire
Manque de gels, manque de masques, manque points d'hygiène : les chauffeurs routiers se sentent en danger face à cette crise sanitaire © Maxppp - MAXPPP

Les syndicats CFDT, FO et CFTC du transport routier ont appelé  lundi les chauffeurs à exercer leur droit de retrait, face au manque de moyens de protection en pleine crise sanitaire. En Bourgogne-Franche-Comté, les syndicats sont divisés.

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"Aujourd'hui, la situation de pandémie n'a pas effacé le code du travail" - Alain Gaillard, secrétaire général de la CGT en Saône-et-Loire

Manque de gels, manque de masques, manque points d'hygiène : les chauffeurs routiers se sentent en danger face au coronavirus. Selon Alain Gaillard, secrétaire général de la CGT en Saône-et-Loire, les chauffeurs routiers ont raison d'exercer leur droit de retrait, si aucun accord n'est trouvé avec l'entreprise : "Cela fait partie de leurs droits. Aujourd'hui, la situation de pandémie n'a pas effacé le code du travail. Les employeurs ont le devoir de protéger leurs employés." Le secrétaire général de la CGT en Saône-et-Loire précise tout de même que les employeurs eux-mêmes sont en manque de moyens pour protéger leurs employés.

Un droit de retrait qui pourrait interrompre la chaîne alimentaire ?

Depuis le début de la période de confinement, 80% des transporteurs routiers, hors chaîne alimentaire, sont à l’arrêt total ou partiel, selon la délégation régionale de la FNTR, la Fédération nationale des transporteurs routiers. "La branche alimentaire, elle, tourne à plein régime, précise Marie Breton, déléguée régionale de la FNTR. Les chauffeurs routiers sont au contact chaque jour de personnes, ils craignent d'attraper la maladie et ils craignent pour leurs proches."

"Cependant, si les chauffeurs routiers arrêtent de travailler, ça pourrait briser toute la chaîne alimentaire, confie Marie Breton, la déléguée régionale. Cela pourrait avoir des conséquences catastrophiques. Le transport des palettes par exemple, on en a besoin pour distribuer les aliments. C'est toute une chaine, et quand vous cassez un maillon, le système se met en panne et vous avez beaucoup de mal à le redémarrer."

En accord sur le manque de moyens

Si les avis divergent sur le droit de retrait, tous sont d’accord sur les conditions de travail des chauffeurs : ils manquent encore de protection face au coronavirus. Pour les chauffeurs qui souhaitent exercer leur droit de retrait, il faut justifier du manque de sécurité dans l’entreprise. Si le droit de retrait est validé, le salarié touche alors son salaire sur la base des 35 heures

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