Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Le plan Alerte enlèvement déclenché après la disparition d'un enfant de 8 ans dans les Côtes-d'Armor

Bus électriques à l'arrêt à Amiens : "On ne nous avait pas dit qu'ils ne marchaient que dans les pays chauds"

-
Par , France Bleu Picardie, France Bleu

Alain Gest, le président d'Amiens Métropole, préfère ironiser après l'arrêt de la quasi-totalité des bus électriques Nemo à cause de la vague de froid. Ce mardi, seuls 6 des 43 bus ont pu circuler sur le réseau Ametis.

La quasi-totalité des bus électriques sont bloqués au dépôt à cause du froid
La quasi-totalité des bus électriques sont bloqués au dépôt à cause du froid © Radio France - Claudia Calmel

Des bus électriques cloués au dépôt à cause de la vague de froid. La situation pourrait prêter à sourire si elle n’impactait pas le quotidien de milliers d’habitants de l’agglomération d’Amiens.

Depuis le début de la semaine, la circulation des bus électriques Nemo est fortement perturbée : ce mercredi, seuls six des quarante-trois véhicules ont pu circuler.

Des systèmes de freinage inutilisables à cause du gel

Les Nemo électriques sont, en partie, remplacés par des bus classiques, qui roulent au diesel. Mais les passagers doivent s'armer de patience : ils doivent composer avec un bus toutes les 20 à 30 minutes, au lieu de toutes les 10 minutes en temps normal. 

Un incident dû à la chute des températures, explique Eric Patoux, le directeur de Kéolis Amiens, l'entreprise qui exploite le réseau Ametis : "Le premier problème est un problème de chauffage. Le chauffage, qui fonctionne avec un système de pompe à chaleur, n’arrive pas à monter en puissance. Nous avons une température d'environ 10° à l’intérieur des bus, ce qui n’est socialement pas acceptable pour nos conducteurs comme pour nos passagers. Il y a un deuxième problème qui est lié au gel qui s’est installé dans les bouteilles d’air qui alimentent le système de freinage. Le système se met donc en défaut et les bus ne peuvent pas démarrer. Nous avons réaffecté des bus qui roulent au gasoil pour pallier le manque de Nemo électriques et essayer d’avoir une fréquence de passage située entre 20 et 30 minutes. Nous tenons à présenter à nos voyageurs toutes nos excuses pour la gêne occasionnée." 

Eric Patoux, le directeur de Kéolis Amiens
Eric Patoux, le directeur de Kéolis Amiens © Radio France - Claudia Calmel

Alain Gest exige des explications du constructeur

Alain Gest, le président d’Amiens Métropole (qui a investi plus de 40 millions d’euros dans ces bus), va envoyer un courrier à la direction d’Irizar, le constructeur. Il souhaite convoquer les dirigeants de l'entreprise, basée près de St-Sebastien au Pays Basque espagnol, pour obtenir des explications sur cette panne qui est loin d'être la première : "Quand nous avons décidé d’acheter ces bus, il ne nous pas été précisé qu’ils ne fonctionnaient que dans les pays chauds", ironise Alain Gest. Pour le président d'Amiens Métropole, « c'est tout simplement inadmissible. C’est la raison pour laquelle je vais adresser un courrier à la direction d’Irizar pour la convoquer à Amiens. Nous regarderons ensuite la suite à donner à cette affaire."

"Quand nous avons décidé d’acheter ces bus, il ne nous pas été précisé qu’ils ne fonctionnaient que dans les pays chauds"

Alain Gest, le président d'Amiens Métropole
Alain Gest, le président d'Amiens Métropole © Radio France - Claudia Calmel

Pour Alain Gest, les soucis techniques sur les Nemo électriques sont beaucoup trop récurrents : "Ce sont des bus issus d’une technologie nouvelle : on peut concevoir qu’il soient confrontés à des pannes. Mais lorsque nous les avons acheté chacun savait, y compris Irízar, qu’ils allaient fonctionner dans le nord de la France. Il y a trop de sujets de discussion depuis l’installation de ces bus en mai 2019. Nous n’avons que très rarement pu utiliser en même temps les 43 bus que nous avons achetés. On est donc arrivé un stade où il faut qu’Irizar s’explique et trouve des solutions."

Une équipe de techniciens d'Irizar était attendue à Amiens, mercredi soir, pour tenter de solder le problème.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess