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Transports

Bus Némo : "On est dans un moment difficile, mais qui est incontournable" reconnaît Amiens Métropole

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Par , France Bleu Picardie

Plus d'une demi heure de retard, plusieurs pannes depuis samedi ... Le lancement des bus Némo à Amiens n'est pas évident. Après trois jours de circulation, France Bleu Picardie dresse un premier bilan avec Pascal Rifflart, le vice-président d'Amiens Métropole en charge des transports.

Pascal Rifflart, vice-président d'Amiens Métropole en charge des transports.
Pascal Rifflart, vice-président d'Amiens Métropole en charge des transports. © Radio France - Noémie Philippot

Amiens, France

Après deux ans de travaux et des semaines de tests sans passagers, ça y est, le Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) est bel et bien lancé à Amiens. Mais depuis trois jours, les bus Némo accusent de grosses demi-heures de retard et certains tombent en panne. Pascal Rifflart, le vice-président d'Amiens Métropole en charge des transports estime qu'il faut laisser du temps à ce nouveau service pour qu'il se rode. 

Des retards et des pannes pour le lancement d'un bus tout neuf, "c'est beaucoup quand on considère la gène que que ça occasionne c'est sûr, estime l'élu. Maintenant en valeur absolue, toute nouvelle technologie, tout nouveau réseau en mode de transport lourd nécessite un temps d'adaptation et génère des problèmes de prise en charge des passagers. On est dans un moment difficile, mais qui est incontournable." dit-il, en comparant le lancement des bus 100% électriques à Amiens à celui du TGV ou des premiers tramways avant d'ajouter : "Il faut assumer ce choix d'innovation, et _il y a forcément des mise au point sur les 43 bus_. Ils ne sont pas tous en panne en même temps, il y a ça et là des réparations et des réglages à faire."

Les tests sans passagers ont été suffisants 

Alors était-il trop tôt pour lancer ce nouveau réseau ? Non estime Pascal Rifflart : "Il y a un temps pour tout. Le temps de la marche à blanc sans passagers était terminé. À un moment donné, il faut rentrer dans le vif du sujet, et c'est un sujet délicat puisque c'est le transport de personnes. Il fallait démarrer pour être en situation de pallier tous les inconvénients qui vont se produire dans les mois qui suivent pour arriver à terme à un réseau qui soit optimal. Retarder n'aurait servi à rien." 

Brigitte Fouré pour la ville d'Amiens et Alain Gest pour la métropole ont fait de ce projet de bus écologique l'un des temps forts de leur mandat. À un an des prochaines élections municipales, le lancement difficile des bus Némo pourrait menacer un second mandat. Mais pour Pascal Rifflart : "Ce BHNS ne sera pas un échec. Les retours qu'on a sont assez bons, _les Amiénois sont fiers d'avoir cet outil_, sont contents de la manière dont on a transformé cette ville. Le bilan est excellent. Il faut donner du temps au temps. Le temps viendra où tout ça ne sera qu'un mauvais souvenir, mais on va essayer de raccourcir ce temps au maximum pour que chacun soit content des réalisations que nous avons faites à Amiens." 

Pour autant, Pascal Rifflart ne se risque pas à annoncer un délai sous lequel le réseau de bus Némo fonctionnera parfaitement : "Je pense qu'il serait extrêmement malhonnête de le dire. Je pense que ça s'est déjà amélioré et que cette semaine va être une semaine clé. " Et d'ajouter : _"On a des personnels qui doivent appréhender cette nouvelle technologie, ce n'est pas simple humainement_. On est dans une mutation importante, c'est toujours difficile, c'est parfois douloureux, mais elle est nécessaire. L'objectif c'est quand même la protection environnementale et chacun doit commettre un petit effort."

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