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Transports

"C'est blindé aux heures de pointe" : A Poitiers, les bus vers l'université sont bondés

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Par , France Bleu Poitou

C'est une galère pour des milliers d'étudiants à Poitiers : le réseau de bus ! Le campus est desservi par 5 lignes dont deux nocturnes, mais avec 25 000 étudiants qui résident majoritairement en centre-ville certaines sont saturées aux heures de pointe.

Les étudiants de l'université de Poitiers sont nombreux à habiter en centre-ville. Mais les bus qui les mènent jusqu'au campus sont souvent pris d'assaut.
Les étudiants de l'université de Poitiers sont nombreux à habiter en centre-ville. Mais les bus qui les mènent jusqu'au campus sont souvent pris d'assaut. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Poitiers, France

"Il est tout le temps plein." Les écouteurs sur les oreilles, Axelle patiente à l'arrêt Notre-Dame de Poitiers, vers 8h30. Comme elle, ils sont plusieurs dizaines à grimper à bord des bus de la ligne 1, qui se succèdent les uns après les autres, destination le campus de l'université. Et vu le monde déjà à bord, la jeune fille a fait une croix sur la place assise. "Soit j'attends le prochain et je suis en retard en cours, soit tout le monde se pousse et on est super serrés dans le bus."

Environ 25 000 étudiants prennent la direction du campus tous les matins, dont une bonne partie depuis le plateau de Poitiers. L'arrêt Notre-Dame, comme les autres du centre-ville, est pris d'assaut. Le bus est presque incontournable : sur la ligne N11 par exemple, près d'un usager sur trois est un jeune. 

Quand se rendre en classe rime parfois avec parcours du combattant pour ces étudiants poitevins.

Pour pouvoir aller en cours, chacun a sa technique. "Faut se lever tôt, s'amuse Walter 24 ans, étudiant en droit. "Hier, j'avais cours à 8 heures, j'ai du y aller à 7 heures 30, et j'ai du laisser passer deux ou trois bus pour pouvoir mettre une fesse dans le bus". D'autres ont pris leurs petites habitudes. "Faut calculer l'endroit où il va s'arrêter pour être le premier à arriver à la porte", explique Capucine. Le temps de répondre à quelques questions, et là voilà qui coupe court à l'interview : son bus vient de passer. Raté pour celui-ci, il faudra attendre le prochain (avec les plus plates excuses du reporter de France Bleu). 

Des aménagements de Grand Poitiers

Pour permettre à tous d'arriver à l'heure en cours, les fréquences de certaines lignes ont été aménagées en début d'année ; aux heures les plus prisées, un bus passe toutes les trois minutes durant les premières semaines de la rentrée. Ce sera 5 minutes ensuite quand chacun aura pris ses marques assure Grand Poitiers, qui rappelle que ces horaires sont aménageables. 

Le matin, au heures de pointe, les bus de la ligne 1 se succèdent et avalent chacun leur lot d'étudiants pour les mener à l'université de Poitiers.  - Radio France
Le matin, au heures de pointe, les bus de la ligne 1 se succèdent et avalent chacun leur lot d'étudiants pour les mener à l'université de Poitiers. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Depuis deux ans, l'Université de Poitiers a aussi mis en place un début des cours décalé : certains étudiants commencent à 7h45, d'autres à 8 heures et enfin d'autres à 8h15. Ce qui permet d'alléger le trafic estime Anne Gérard, la vice-présidente en charge de la mobilité. "Depuis que l'université a changé ses horaires, c'est quand même plus agréable pour nous. Car même si on met un bus tous les trois minutes, en termes de circulation, on ne pourra pas en mettre beaucoup plus", assure l'élue. "A la fois il y a moins de monde et ça reste plus confortable." Chez certains étudiants, on reste sceptique : "On prend tous nos bus en avance pour être sûrs d'arriver à l'heure à nos cours, comme les bus sont surchargés. Du coup, on a tous la même idée et on se retrouve dans le même", assure Manon, croisée sur le campus de l'université. 

Et à part le bus ? 

Certains font le choix de ne pas emprunter les lignes de bus : les parkings de l'université en sont la preuve, ils sont eux aussi pris d'assaut. Mais les embouteillages peuvent freiner les ardeurs. Reste la solution de l'autopartage : Otolis a par exemple une station juste devant la cité Descartes, où résident de nombreux étudiants. Ou encore le vélo ; et pour ceux qui les montées pourraient rebuter, Grand Poitiers propose des vélos à assistance électrique pour 20 euros par mois si vous avez entre 18 et 27 ans.

Vitalis a aussi édité un flyer à destination des étudiants pour les accompagner dans leurs déplacements. Il est distribué en ce moment même sur le campus de l'Université de Poitiers. 

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