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"Ca n'est pas un pont à 100 millions d'euros" : l'offensive de Marc Gaudet sur le pont de Jargeau

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Par , France Bleu Orléans

Le président du conseil départemental du Loiret, qui briguera un nouveau mandat lors des prochaines élections départementales, annonce que l'entreprise lauréate pour la construction d'un pont sur la Loire à Mardié sera connue dans 15 jours. Et avance un coût de l'ouvrage autour de 60 millions.

Marc Gaudet, président du Département du Loiret, en visite sur le site choisi pour le projet de déviation de Jargeau, le 15 avril 2019
Marc Gaudet, président du Département du Loiret, en visite sur le site choisi pour le projet de déviation de Jargeau, le 15 avril 2019 © Radio France - Antoine Denéchère

En 2019, c'est Marc Gaudet lui-même qui avait annoncé revoir à la hausse l'estimation du coût total de la déviation dite "de Jargeau", voulue par le département pour désengorger le pont de Jargeau, et la RD 951 au sud de la Loire, autour de Darvoy. Un projet qui prévoit la construction d'un nouveau pont sur la Loire, à Mardié, objet de nombreuses critiques et de nombreux recours des opposants. 

D'abord estimé à 80 millions d'euros, le coût de cette déviation de Jargeau était finalement annoncé à 94 millions d'euros, en raison notamment de contraintes techniques liées à la nature du sous-sol à cet endroit, en Loire. Des contraintes révélées par un rapport du Bureau de recherches géologiques et minière, basé à Orléans, et auquel le département avait demandé un étude. 

100 millions d'euros : "un raccourci" 

Deux ans plus tard c'est de nouveau Marc Gaudet qui conteste le raccourci fait par ses opposants; "non le département ne construit pas un pont à 100 millions d'euros, comme je le lis souvent. C'est l'ensemble de la déviation, de 15 kilomètres, qui devrait coûter ça. Le pont en lui-même, il devrait coûter la moitié, avec en plus ce qu'on appelle les sections courantes, les accès directs, sur les commune de Mardié et de Darvoy. _On sera autour de 60 millions d'euros_" avance le président du conseil départemental. 

S'il peut avancer ce chiffre plus précis, c'est parce que le coût exact de cette construction est désormais fixé par l'entreprise ou plutôt le groupe d'entreprises qui a remporté l'appel d'offres pour la conception et la réalisation de ce pont sur la Loire. Son nom sera dévoilé dans deux semaines assure le département. Deux entreprises étaient finalistes sur cinq ou six candidats au départ. 

60 millions d'euros pour le pont en lui-même

Ce coût comprend la construction du pont, avec les contraintes techniques qu'impose la nature du sol, très fragile car composé de calcaire et creusé par endroits par les infiltrations qui donnent naissance à la rivière Loiret en aval. Il comprend aussi la réalisation de trois ouvrages d'art au sud et au nord de la Loire, sur les communes de Mardié et Darvoy. L'un d'eux doit être construit pour franchir la levée de Loire, au sud, sans la fragiliser. 

Les travaux préparatoires de déboisement ont débuté en 2019 à Mardié
Les travaux préparatoires de déboisement ont débuté en 2019 à Mardié © Radio France - Lydie Lahaix

L'ensemble de cette portion de la déviation, construire par une entreprise privée, fait moins de cinq kilomètres. Le reste, entre Saint Denis de l'Hôtel et Saint Denis en Val, sera construit par le département lui-même avec son service des routes. Cela fait donc une somme de 12 millions d'euros du kilomètre, au moins, pour le pont et ses accès. 

Mais le président du conseil départemental du Loiret prend le soin de préciser que sur cette somme de sans doute 60 millions d'euros, 11 millions seront consacrés à la réalisation d'itinéraires cyclables sur le nouveau pont de Mardié. Et l'Etat apportera son soutien, sur cet aspect, à travers son plan de relance, à hauteur de 4,2 millions d'euros. 

Prudence suite à la dernière décision de la justice

S'il maintient son objectif d'une mise en service en 2024, le conseil départemental du Loiret ne s'avance pas plus avant : "on ne sait pas si ce sera début 2024, ou fin 2024" reconnait Marc Gaudet. Car l'avancée des travaux, en dehors des aléas habituels et de la nécessité de procéder par phases afin de respecter le rythme de la biodiversité dans ce genre de chantier sensible, est aussi liée à la décision rendue le vendredi 16 avril 2021 par le tribunal administratif d'Orléans

Celui-ci a certes rejeté un recours des associations Mardiéval et France Nature Environnement, opposées au projet. Mais il a donné un an à la préfecture du Loiret pour étayer son enquête publique, réalisée en 2016, par un avis environnemental indépendant. 

Une nouvelle étude de la mission régionale

L'étude fournie à l'époque, réalisée par la Dreal, un service de l'Etat, n'est pas considérée comme indépendante. Cette fois c'est la Mission régionale d'autorité environnementale qui devrait en être chargée, une instance créée en 2016, justement, pour assurer plus d'indépendance aux décisions locales. 

Evidemment, du côté du département, on aimerait bien que cette nouvelle étude ne prenne pas un an. Car même si la décision du tribunal administratif d'Orléans n'est pas suspensive, et ne bloque donc pas l'avancée du projet, elle incite l'Etat et le conseil départemental à la prudence. Et à ne rien engager qui pourrait être remis en cause quand le tribunal administratif rendra une nouvelle décision sur l'enquête publique de la préfecture, sur la base de ce nouvel avis environnemental.

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