Transports

A cause des travaux dans le centre-ville de Metz les chauffeurs de bus ont peur de "commettre l'irréparable"

Par Kevin Boderau, France Bleu Lorraine Nord vendredi 19 mai 2017 à 16:51

Passage délicat sur la Place d'Armes pour ce bus de la MET
Passage délicat sur la Place d'Armes pour ce bus de la MET © Radio France - Kevin Boderau

La CGT des chauffeurs du MET a déposé un préavis de grève ce vendredi 19 mai. En cause, les travaux dans le centre-ville entre la rue "En Fournirue" et la rue d'Estrée en passant par la Place d'Armes. Ils redoutent un accident avec les piétons.

Les travaux dans le secteur cathédrale ont démarrés il y a un peu plus de 3 semaines et dès les premiers jours le syndicat CGT de la MET à souhaité tirer la sonnette d'alarme. Selon eux il est devenu très compliqués pour les chauffeurs de circuler sur la ligne 3 dans les zones de travaux. Cela les obligent à faire des "manœuvres périlleuses" et même à "rouler sur les trottoirs"

"A la fin de la journée les conducteurs sont éreintés et ils ont peur de commettre l'irréparable" - Frédéric Jagere, conducteur et délégué CGT des TAMM

Il faut dire qu'avec un véhicule en accordéon de plus de 20 mètres, la marge d'erreur est infime. De nouvelles signalisations comme des STOP ont été mis en place de façon provisoire pour diminuer les risques mais pour la CGT cela ne suffit pas. Il faudrait selon le syndicat, purement et simplement arrêter de desservir l'arrêt de la place Saint Jacques. "C'est impossible ! " rétorque Franck Duval, directeur déléguée des TAMM. "850 personnes environ empruntent chaque jour le bus dans ce secteur".

"Le réseau de bus n'est pas fait pour les conducteurs mais pour les clients" - Franck Duval, directeur déléguée des TAMM

"Si l'on supprime un arrêt et que l'on met en place une déviation cela impacte trois ou quatre autres arrêts" explique Franck Duval. Pourtant l'arrêt de la Place d'Armes sera bien supprimé entre le 14 juillet et le 15 Août. Mais la période de vacances est forcément plus creuse en terme de fréquentation. Et le directeur tient à rappeler que cette situation est provisoire : "c'est un mal pour un mieux".

Autre solution : des navettes

La CGT suggère également la mise en place de navettes ou minis-bus. Plus petits et beaucoup plus facile à manœuvrer : "ce sont des conducteurs et du matériel mobilisés en plus mais la sécurité de nos conducteurs et nos clients, elle n'a pas de prix" plaide Frédéric Jagere. "Nous n'avons pas ces moyens humains et matériels sous la main", rétorque la direction.

le syndicat espère tout de même des propositions de la direction après le dépôt de son préavis de grève. Dans le cas contraire elle prévoit une première journée d'action le vendredi 26 mai. Les travaux du centre-ville doivent, eux, se terminer fin septembre.