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Dossier : Coronavirus

Des Poitevins sont toujours bloqués au Maroc : "Ce n'est pas un rapatriement, c'est une belle arnaque !"

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Par , France Bleu Poitou

Deux couples de vacanciers poitevins en camping-car près de Tétouan au nord du Maroc bataillent depuis deux mois pour retrouver leur domicile à Thouars et Aiffres dans les Deux-Sèvres. Les frontières entre le Maghreb et l'Europe sont toujours fermées et les voyages retour se font au compte-goutte.

La famille Couturier, la famille Turpault et leurs amis coincés dans un camping près de Tétouan au Maroc faute de pouvoir rentrer dans le Poitou
La famille Couturier, la famille Turpault et leurs amis coincés dans un camping près de Tétouan au Maroc faute de pouvoir rentrer dans le Poitou - Clairette Couturier

Ils sont 24 camping-cars français à compter les heures avant le retour à la maison. Bloqués au sein du camping Al-Boustane à Martil, au nord du Maroc, ils se battent depuis deux mois avec les autorités locales, l'Ambassade de France et les compagnies maritimes pour rentrer en France ou en Espagne par ferries. Parmi eux, deux couples de retraités poitevins. 

Réservations au complet et billets hors de prix

Clairette et Gérard sont originaires de Thouars dans les Deux-Sèvres. Plusieurs ferries quittent Tanger au compte-goutte direction le sud de l'Espagne ou bien Marseille ou Sète mais le couple n'a pas pu embarquer. "Les réservations affichent complet ou des prix exorbitants", accuse Clairette, camping-cariste passionnée et présidente de l'Association des camping-caristes du nord Deux-Sèvres. 

"On nous demande 1.200 euros pour le voyage alors qu'on avait déjà réservé des billets pour rentrer en France en mars, rage-t-elle. Je n'appelle pas ça un rapatriement, j'appelle ça une belle arnaque !" 

A l'origine le couple deux-sévrien devait terminer son aventure marocaine à la mi-mars après avoir visité tout le pays mais les frontières se sont fermées très vite à l'annonce du confinement. "Au début on était pas trop à plaindre, ça allait on pouvait prolonger notre séjour, détaille Clairette Couturier, mais très vite on s'est sentis prisonniers." Et pour cause, il faut continuer de payer le camping.

"J'ai encore payé 350 euros" se désole Christian Turpaud un autre vacancier originaire d'Aiffres. De plus, un couvre-feu est imposé à 15 heures au Maroc et le port du masque est obligatoire. "Ceci dit les conditions de sécurité sanitaire sont rassurantes ici," explique Clairette Couturier. 

Pas de retour dans le Poitou pour l'enterrement

Mais à la mi-mai, un drame a frappé la famille Couturier. Le fils de Gérard est mort dans les Deux-Sèvres des suites d'une longue maladie. Le couple n'a pas pu obtenir un rapatriement pour assister aux obsèques dans le Poitou. "C'était horrible, on a tout fait pour avoir notre père mais on a dû se contenter de lui téléphoner pendant la cérémonie," raconte Sonia, la belle-fille de Clairette Couturier. 

Le couple Couturier espère pouvoir embarquer à bord d'un ferry début juin, si le déconfinement opère au Maroc à ce moment-là. 

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