Transports

Charente-Maritime : les photos du car scolaire piégé dans les marais

Par Romain Asselin et Mélanie Domange, France Bleu La Rochelle et France Bleu lundi 7 novembre 2016 à 13:43

Le car s'est retrouvé pris au piège dans les marais
Le car s'est retrouvé pris au piège dans les marais © Radio France -

Une procédure de licenciement est lancée à l'encontre d'un conducteur de car scolaire, coupable d'une "faute grave" la semaine dernière. En faisant une entorse à l'itinéraire habituel, il a causé une grosse frayeur à une quarantaine de collégiens de la Presqu'île d'Arvert.

Un car scolaire embourbé au milieu des marais. Deux roues qui se soulèvent légèrement sur un côté, après une glissade de quelques centimètres. Un bruit perçant. Une peur bleue pour certains enfants à bord...Cette scène spectaculaire, heureusement sans gravité, alimente beaucoup de discussions depuis quelques jours à Arvert et ses alentours.

Non respect de l'itinéraire

En cause, l'erreur du conducteur du car, un homme d'une cinquantaine d'années. Il s'est aventuré dans un chemin qu'il n'aurait jamais dû emprunter pour mener une quarantaine d'élèves au collège de la Tremblade. Jeudi dernier, vers 8 heures, alors qu'il tombe sur des panneaux indiquant des travaux à venir et une déviation à suivre, le chauffeur décide de changer totalement de direction. Au feeling.

Il s'engage alors sur un chemin étroit. Un chemin empierré, qui mène en fait...à un parc à huitres ! Le conducteur poursuit quand même sa route, sur un bon kilomètre, dans l'optique de trouver une sortie. Mais il se retrouve finalement piégé sur un terrain recouvert d'eau. Impossible alors de manœuvrer.

"Je ne comprends pas qu'un chauffeur de car ait pu s'engager sur ce chemin. Le seul moyen de s'en sortir, ça aurait été de voler au dessus du chenal !", se permet d'ironiser le maire d'Arvert, Michel Priouzeau, en l'absence de blessé.

Aucune tendance suicidaire

Cette erreur aurait toutefois pu avoir de lourdes conséquences. D'où le probable licenciement du chauffeur, qui officiait sur cette ligne scolaire depuis la rentrée 2016. Il est d'ores et déjà mis à pied depuis la fin de semaine dernière.

Pris de panique, l'homme évoque une simple erreur humaine auprès de ses employeurs. Ces derniers coupent court aux rumeurs de tendance suicidaire propagées par certains parents, très en colère. Le conducteur ne conduisait pas, non plus, sous l'emprise de l'alcool et/ou de stupéfiants. "On ne sait pas vraiment ce qui lui a pris, résume l'un des responsables des liaisons scolaires sur le Pays royannais. Une chose est sûre : il a fait une "bêtise"."