Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Transports

Châteauroux : un chauffeur Ouibus est obligé de conduire un bus avec la porte avant bloquée jusqu'à Paris

mardi 12 juin 2018 à 6:04 Par Aurore Richard, France Bleu Berry et France Bleu

Un chauffeur castelroussin de Ouibus dénonce les conditions de transport des passagers sur la ligne Paris-Perpignan. Le 29 avril dernier, il a dû conduire un bus avec des portes avant verrouillées de l'intérieur, de Châteauroux à Paris. La direction de Ouibus rejette tout manquement à la sécurité.

Les passagers ne pouvaient entrer et sortir que par la porte du milieu
Les passagers ne pouvaient entrer et sortir que par la porte du milieu © Maxppp - Maxppp

Châteauroux, France

Un chauffeur castelroussin de Ouibus estime que les passagers ne voyagent pas en sécurité, sur la ligne Paris-Perpignan. A la fin du mois d'avril, un bus a circulé plusieurs semaines, selon lui, avec la porte avant verrouillée de l'intérieur.

Le chauffeur arrive, en effet, à Déols dans la soirée du 29 avril où il doit récupérer un Ouibus et l'emmener jusqu'à Paris. Sa collègue conductrice - qui lui donne le volant - lui annonce que la porte avant est verrouillée de l'intérieur. Il y a même un scotch orange sur toute la longueur de la porte, autrement dit il n'y a plus qu'une seule porte accessible : celle du milieu. Cela pose évidemment un problème de sécurité en cas d'incendie ou d'accident grave, estime-t-il.

Le chauffeur ne veut pas prendre la route dans ces conditions

Le chauffeur décide donc d'exercer son droit de retrait et refuse de prendre la route. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il assure qu'il en a été empêché par les passagers eux-mêmes. Sous la pression des voyageurs qui tenaient à tout prix à rejoindre leur destination, le chauffeur finit par accepter de prendre le volant, tout en ayant la garantie de la part de sa direction d'obtenir une assistance technique une fois arrivé à Paris.

Il reçoit une convocation à un entretien préalable

Le chauffeur sera convoqué dans les semaines qui viennent, au cours de ce mois de juin, à un entretien préalable au licenciement. Mais la direction assure que cette convocation n'a rien à voir avec le problème de porte. Le conducteur sera représenté par Stéphane Pouget, de la CFDT Midi-Pyrénées de la branche route. Pour lui, le chauffeur a garanti la sécurité des voyageurs mais il va en payer le prix fort : "Cela a déplu à sa direction parce que ce geste a engendré un préjudice financier et des retards et ce n'est pas bon d'un point de vue commercial ".

Le castelroussin a décidé de ne pas en rester là : au début du mois de mai, il a écrit au Procureur de la République de Châteauroux ainsi qu'à la Préfecture de l'Indre afin de dénoncer cette situation.

La réaction de la direction de Ouibus 

Sollicitée par France Bleu Berry, la direction du réseau Ouibus reconnaît bien un problème technique sur la porte avant de ce bus. Mais elle rejette en revanche tout manquement aux règles de sécurité, comme elle l'explique dans le communiqué ci-dessous. 

"Un problème technique mineur a été identifié sur un bus Ouibus de marque Scania le 28 avril au départ de Toulouse, à destination de Paris : le joint de la porte avant était descellé, ce qui peut perturber le confort des voyageurs (courant d’air, bruit), mais n’affecte aucunement la sécurité du bus. Nous avons fait intervenir le service de maintenance de Scania, qui a réparé la porte de manière temporaire pour améliorer le confort des voyageurs, avant de pouvoir la réparer de manière définitive à son arrivée à Paris. Cette réparation temporaire ne bloquait pas l’ouverture de la porte en cas d’évacuation d’urgence. Le capitaine a ainsi reçu la consigne de reprendre la route dans des conditions de sécurité vérifiées. La convocation préalable reçue par ce conducteur n’est pas liée à ce sujet."