Transports

Chronovélo, les nouvelles pistes cyclables de l'agglomération grenobloise

Par France Bleu Isère, France Bleu Isère vendredi 9 juin 2017 à 18:56

La nouvelle piste cyclable Chronovélo, rue Camille Desmoulins à grenoble
La nouvelle piste cyclable Chronovélo, rue Camille Desmoulins à grenoble - Sophie Motte

Exit l’appellation « axes structurants cyclables », il faudra désormais appeler les nouvelles pistes du réseau vélo express : « Chronovélo ». Sa signalétique, aux dominances de jaune et de bleu, a aussi été dévoilée, ce vendredi 9 juin, par la métropole.

Avec cette nouvelle piste cyclable « express », l’objectif affiché par la Métro est, ni plus, ni moins, « d’avoir le même nombre de voyage en vélo en 2020, que ce que nous avons aujourd’hui en tramway », affirme Yann Mongaburu, Vice-Président de Grenoble-Alpes Métropole délégué aux déplacements, c’est-à-dire environ 216 000 voyageurs par jour. C’est pourquoi, il nous explique que ce nom, « Chronovélo », n’a pas été choisi au hasard : « c’est une référence au réseau Chronobus, ces lignes de liaison métropolitaines, avec un haut niveau de service, quasiment équivalentes aux tramways. »

Une première en France

Christophe Ferrari, Président de Grenoble-Alpes Métropole et Yann Mongaburu, Vice-Président délégué aux déplacements, présentent la nouvelle piste cyclable - Aucun(e)
Christophe Ferrari, Président de Grenoble-Alpes Métropole et Yann Mongaburu, Vice-Président délégué aux déplacements, présentent la nouvelle piste cyclable - Sophie Motte

La métropole grenobloise n’a pas lésiné sur les moyens pour son projet de piste cyclable express. 50 000 euros ont été réservés à la seule conception de l’identité graphique et visuelle de ce réseau cyclable. C’est une équipe, composée de cinq designers du collectif supervitus 305 et d’une ergothérapeute, qui pendant plus d’un an, a planché sur ce volet de la réalisation. Une première en France, comme nous l’explique Benoit Fournier Mottet, un de ces cinq designers : « c’est vraiment le premier projet en France d’identité graphique pour un réseau cyclable dans une métropole. L’objectif pour nous était de créer un graphique qui marque les esprits et qui puisse s’adresser à un plus grand nombre. Pour cela, nous avons décidé de nous appuyer sur le jaune, couleur des métrovélos mais également couleur emblématique de la métropole grenobloise. »

Les autoroutes à vélo

La nouvelle identité visuelle de la piste cyclable Chronovélo - Aucun(e)
La nouvelle identité visuelle de la piste cyclable Chronovélo - Sophie Motte

La signalétique est donc singulière pour, ce que les grenoblois appellent déjà, « les autoroutes à vélo ». Au sol, la piste est délimitée par de longues bandes de peinture jaune, rétro-réfléchissantes, pour mieux faciliter les trajets nocturnes. La ligne médiane est quant à elle représentée par deux points jaunes, suivi d’un trait bleu et d’un nouveau point jaune. Les passages piétons sont, eux, signalés grâce à de larges bandes bleues et les interfaces routières, par des multiples bandes jaunes. Le but de ce marquage au sol est de mieux différencier les espaces dédiés aux piétons, aux cyclistes et aux automobilistes, pour mieux les sécuriser.

Une consultation bénéfique

En décembre 2016, un premier test "d'axes structurants cyclables" avait été réalisé sur 400 mètres, au croisement des avenues Jean-Perrot et des Jeux Olympiques. La Métro avait, dès lors, ouvert une consultation à l’ensemble des grenoblois. A sa suite, le retour a été bénéfique car les designers ont notamment revu les « stations vélo » (aires de services des lignes chronovélo). Elles sont désormais plus sobres, avec un plan de quartier intégré et une pompe qui permet aux cyclistes de regonfler leurs vélos.

La Métro a pour objectif de livrer, d’ici 2020, les quatre axes de pistes Chronovélo, allant de Saint-Egrève à Vizille. Le tronçon de la piste historique des Jeux Olympique devrait néanmoins être finalisé dès cet été, quant à celui permettant de se rendre du centre jusqu’au campus universitaire de Saint-Martin-D’hères, à la rentrée 2018.

Reportage : Sophie Motte