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Transports

Clermont-Ferrand: une visite qui n'engage à rien pour Elisabeth Borne

mardi 28 août 2018 à 15:51 Par Emmanuel Moreau, France Bleu Pays d'Auvergne

Actualité nationale oblige, la ministre chargée des Transports a écourté sa visite dans le Puy-de-Dôme. Elle n'est restée que quatre heures à Clermont-Ferrand, le temps d'écouter mais sans avancée réelle.

Elisabeth Borne
Elisabeth Borne © Radio France - Emmanuel Moreau

Puy-de-Dôme, France

Au moins, on ne pourra pas reprocher à Elisabeth Borne de faire des effets d'annonce. La ministre chargée des Transports a rencontré les élus et les acteurs locaux des transports à la préfecture du Puy-de-Dôme. Il y avait aussi les représentants de la SNCF et de Hop! La réunion a duré deux heures, durant lesquels la ministre a beaucoup écouté, mais sans rien promettre. 

En revanche, le programme de l'après-midi a été annulé, conséquence de la démission surprise de Nicolas Hulot. Elisabeth Borne devait se rendre au centre de recherche Michelin de Ladoux, rencontrer les responsables de la Métropole et du SMTC pour les enjeux spécifiques à Clermont-Ferrand et enfin les agents de la DIR Massif Central (ceux qui gèrent notamment l'A75). La ministre a tout de même rencontré rapidement Jean-Dominique Senard, le président de Michelin, à la préfecture, avant de rentrer à Paris par le vol Hop! du début d'après-midi, un vol qui accusait 25 minutes de retard, comme un symbole des liaisons chaotiques entre Clermont et la capitale.

Je sais que les enjeux de ces liaisons avec Paris sont très importants. Clermont a une bonne liaison routière, y compris avec l'A75 qui est gratuite et qui le restera mais je ne peux pas me satisfaire de la liaison aérienne et de la liaison ferroviaire.

Les liaisons aériennes

Les vols annulés à la dernière minute se sont multipliés depuis le début de l'année. Les élus clermontois mais aussi d'Aurillac se sont mobilisés pour demander une meilleure régularité. 

"Hop! a travaillé à ma demande. Il y a un travail important sur sa flotte et ses équipages. Je pense qu'on devrait pouvoir retrouver un niveau de fiabilité satisfaisant. On est dans un plan d'action de Hop! qui va revoir sa flotte avec moins de types d'avion et donc une meilleure fiabilité."

La ligne TGV

Une éventuelle ligne à grande vitesse est repoussée aux calendes grecques. Elisabeth Borne a d'ailleurs soigneusement évité de prononcer le mot TGV. 

"Je souhaite sortir des promesses non financées. Elles ont souvent détourné l'attention des travaux concrets qu'on peut réaliser sur les liaisons ferroviaires existantes. D'ici 2025, on a des montants importants, 760 millions d'€uros, qui vont être engagée entre Paris et Clermont. Dans le cadre de la loi de programmation des infrastructures, je tiendrai compte de ces besoins. "

Le renouvellement du matériel roulant

Les vieilles rames Corail plusieurs fois rénovées qui circulent entre Clermont et Paris ne tiendront plus très longtemps, il va donc falloir les remplacer par du matériel neuf. Le problème est le même sur la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, deux lignes qui risquent d'être en concurrence pour l'attribution des premières rames. 

"L'appel d'offre est en cours. Sans attendre ces nouveaux matériels, on aura dès la fin de l'année un équipement en wifi sur tous les trains Paris-Clermont. On va continuer à travailler avec les deux régions qui sont concernées. Il faut qu'on trouve une solution pour ne pas opposer les territoires. Je suis consciente de l'attente à Clermont."

Les petites lignes

Plusieurs ont déjà fermé ces dernières années en Auvergne et d'autres lignes sont en sursis. Elisabeth Borne est restée très évasive.

"On a un retard considérable sur l'entretien et la régénération de notre réseau ferroviaire. On va travailler avec les régions sur les petites lignes, un terme que je n'aime pas, pour prioriser les dépenses pour continuer à desservir nos territoires, pour les voyageurs mais aussi pour le fret. Il n'y a pas de programmation de fermeture de ligne. On va travailler avec les régions, sur la base des diagnostics qui vont être remis par la SNCF, à la priorisation des investissements."

La démission de Nicolas Hulot

Il était le ministre de tutelle d'Elisabeth Borne.

"C'est bien sur une décision que je regrette. J'ai beaucoup aimé travailler avec Nicolas Hulot. J'ai pu mesurer son engagement et sa sincérité et je suis fière des dossiers qu'on a pu faire avancer ensemble, je pense à Notre-Dame-des-Landes, ce qu'on a engagé sur la mobilité propre."