Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Transports DOSSIER : L'accident de train de Dudelange au Luxembourg

Collision ferroviaire à Dudelange : le conseil régional demande aux cheminots de rouler au Luxembourg

vendredi 3 mars 2017 à 16:10 - Mis à jour le vendredi 3 mars 2017 à 16:44 Par François Pelleray, France Bleu Lorraine Nord

La région Grand Est demande à tous les cheminots français de rouler au Luxembourg et de cesser de faire usage de leur droit de retrait. Philippe Richert a écrit à la SNCF, les élus du conseil régional du Grand Est (financeur des TER), considèrent que la sécurité est assurée au Luxembourg.

Un train de fret et un de voyageurs se sont percutés de face le 14 février à Dudelange au Luxembourg, un conducteur est mort.
Un train de fret et un de voyageurs se sont percutés de face le 14 février à Dudelange au Luxembourg, un conducteur est mort. © Radio France - François Pelleray

Depuis deux semaines et demie, depuis la collision mortelle entre deux trains à Dudelange, des cheminots français refusent de rouler au Luxembourg par principe de précaution, car personne ne connait encore la ou les causes de ce drame. La direction de la SNCF également a décidé le 1er mars de cesser de faire rouler les TER au Luxembourg, suite à la coupure de la voie ferrée accidentée par les CFL la veille.

Un faisceau de faits vers une erreur humaine – David Valence, vice-président du conseil régional

Mais au conseil régional du Grand Est (financeur des TER), le président de la commission transport et maire de Saint-Dié des Vosges, David Valence penche plutôt pour une erreur humaine : "tout porte à croire qu’il s’agit d’un problème de signal lumineux qui n’a pas été identifié par le conducteur luxembourgeois, pour des raisons de soleil dans les yeux. Donc tout porte à croire que l’accident est lié à ce problème. Je ne suis pas en situation d'exprimer une conviction là-dessus mais il semble qu'un faisceau de faits se dirige dans ce sens. Et comme il y a des mesures de sécurité supplémentaires mises en place par les CFL, j’invite chacun à prendre ses responsabilités. Et surtout j’espère que le dialogue social permettra de sortir de cette situation parce qu’il s’agit d’une des lignes les plus fréquentées de tout la grande région".

Réelle détérioration des services rendus aux usagers – Philippe Richert

Dans un courrier adressé au directeur régional de la SNCF le 3 mars, le président du conseil régional Philippe Richert écrit qu’il est "régulièrement interpellé par des usagers (…) et que les conséquences sociales génèrent une réelle détérioration des services rendus aux usagers".

De son côté, l’association de voyageurs du TER Metz-Luxembourg annonce qu’elle va se constituer partie civile dans ce dossier judiciaire luxembourgeois. L’AVTERML ajoute que "les perturbations risquent de durer encore longtemps, peut-être plusieurs semaines. Depuis le drame de Zoufftgen en 2006, les perturbations d'aujourd'hui sont inédites par leur importance et surtout par leur durée".