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Transports

Comment éviter le danger à Nancy : des cyclistes racontent leur quotidien à vélo

jeudi 28 février 2019 à 0:32 Par Thierry Colin, France Bleu Sud Lorraine

Entre les livreurs à vélo et les bandes cyclables mal dessinées, quatre cyclistes urbains racontent leur quotidien dans les rues de Nancy. Des trottoirs inévitables par endroits pour plus de sécurité avec des cyclistes de plus en plus nombreux à empoigner le guidon tous les jours.

Le vélo se développe à Nancy mais les pistes cyclables ne suivent pas estiment les cyclistes urbains.
Le vélo se développe à Nancy mais les pistes cyclables ne suivent pas estiment les cyclistes urbains. © Radio France - Thierry Colin

Nancy, France

Les Nancéiens sont de plus en plus nombreux à préférer le vélo au quotidien. Déçus par le réseau de bus, agacés des embouteillages ou tout simplement soucieux de leur empreinte carbone, Chantal, Estelle, Jean-Jacques et Thierry préfèrent le vélo au quotidien. Et leur jugement est plutôt sévère sur les infrastructures à Nancy. 

C'est un peu la débrouille et je vais parfois sur le trottoir pour éviter le danger"

Des cyclistes urbains qui fustigent les bandes cyclables en pointillés, les parkings à vélos trop peu nombreux et mal placés.  "Beaucoup n'osent pas prendre un vélo Nancy", constate Chantal qui roule à deux roues depuis plus d'une décennie et avoue : "C'est un peu la débrouille à Nancy et je vais parfois sur le trottoir pour éviter le danger". 

Livreurs et trottinettes

Des cyclistes qui ont vu les trottinettes électriques débarquer et les livreurs à vélo serpenter en prenant tous les risques pour un salaire de 80 euros par jour. "Ce qui est nouveau, c'est de voir des livreurs à vélo partir dans tous les sens" confie Thierry. 

Le gros point noir, ce sont les bandes cyclables estime Jean-Jacques, qui arpente les rues de Nancy depuis plus de 20 ans qui fustige "les bandes cyclables le long des voitures garées sur la chaussée ; il faut être extrêmement prudent et toujours être à l'affût de ce qui se passe". La sécurité c'est aussi le souci d'Estelle qui prend son vélo tous les jours et par tous les temps et avoue des infractions au code de la route : "Je trouve dommage qu'on n'ait plus le droit d'aller sur la voie du tram, je vais un peu sur la voie du tram. Je trouve que c'était sécurisant, évidemment quand je vois un tram qui arrive, je me pousse, c'est sa place". 

Ecoutez Chantal, Jean-Jacques, Estelle et Thierry qui racontent leur quotidien à vélo.

Le quotidien des quatre cyclistes a été bousculé par les livreurs à vélo, midi et soir, et tous avouent emprunter les trottoirs par endroits et s'arranger avec le code de la route pour éviter le danger. 

Apprendre les bons réflexes

Dans la cuvette nancéienne, les modes de transport doux n'ont jamais été une priorité ces 30 dernières années. Pourtant, on croise de plus en plus de trottinettes électriques ou de vélos. 

Pour guider le cycliste, la Maison du vélo donne des cours pour apprendre, ou le plus souvent réapprendre, les bons réflexes pour circuler en ville. Et à Nancy, on loue plus d'un millier de vélos - les Vélostans rouges prisés par l'étudiant nancéien - et surtout on conseille. 

Pour Rolando Da Costa, animateur mobilité à la Maison du vélo à Nancy, pour de nombreuses raisons, "le vélo devient peut-être une évidence, mais on a besoin d'être accompagné et à la Maison du vélo, on est des facilitateurs". Une structure qui forme plus de 250 cyclistes chaque année à la pratique du vélo urbain. 

Rolando Da Costa, animateur mobilité à la Maison du vélo à Nancy.

Nancy est - avec Reims - la ville la plus mal classée par le baromètre des villes cyclables de la FUB (Fédération française des usagers de la bicyclette) dans le Grand-Est alors que Strasbourg figure sur le podium des villes les plus favorables au vélo.