Transports

Contournement Est de Rouen : le projet est débloqué

Par Sixtine Lys, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) mercredi 13 septembre 2017 à 16:26

Frédéric Sanchez, Hervé Morin et Pascal Martin présentent dans une lettre au premier ministre leurs contributions financières pour le contournement Est de Rouen.
Frédéric Sanchez, Hervé Morin et Pascal Martin présentent dans une lettre au premier ministre leurs contributions financières pour le contournement Est de Rouen. © Radio France - Sixtine Lys

Les présidents de la Région, du Département, et de la Métropole se sont rassemblés mercredi 13 septembre pour acter le financement du projet de Contournement Est de Rouen, vieux de plus de quarante ans.

Les contributions de chaque collectivité sont fixées, "le gouvernement n'a plus aucun raison de repousser le projet" explique Hervé Morin. Le président de la Région Normandie, accompagné de Frédéric Sanchez, président de la Métropole Normandie Rouen, et de Pascal Martin, Président du Département de la Seine-Maritime. Pour eux, c'est une étape historique dans ce dossier vieux de quarante-cinq ans.

Le contournement, permettant de raccorder l’A13 et l’A28, devrait coûter près d'un milliard d'euros, financé à hauteur de 400 millions par des concessionnaires, 250 millions par l'Etat, et 245 millions par les collectivités territoriales.

La Région Normandie investit donc à hauteur de 157 millions d'euros, absorbant le refus du département de l'Eure de participer. La Métropole donne 66 millions d'euros, et le département 22 millions. Les trois président ont signé une lettre envoyée au premier ministre pour lui présenter leurs contributions. C'était l'ultime élément qui manquait au gouvernement pour lancer les travaux.

C'était une énorme faiblesse pour Rouen, seule agglomération de plus de 400 000 habitants a ne pas avoir de contournement en France. Les premières décisions concernant ce projet remontent à 1972. Les trois hommes politiques espèrent pouvoir couper le ruban tricolore inaugurant le contournement d'ici 2024, 52 ans plus tard.

Le Conseil d’Etat doit désormais rendre rapidement le décret d’utilité publique.