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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : de trois à huit mois de retard pour certains ouvrages du Grand Paris Express

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Par , France Bleu Paris

La crise sanitaire a aussi beaucoup pesé sur le BTP. Les chantiers du Grand Paris Express ne font pas exception et certains ouvrage auront entre trois et huit mois de retard. Une partie des lignes 16 et 17 du métro ne seront pas prêtes pour les JO, comme déjà annoncé par la société du Grand Paris.

L'ouvrage Arcueil-Cachan du Grand Paris Express, le 23 juillet 2020.
L'ouvrage Arcueil-Cachan du Grand Paris Express, le 23 juillet 2020. © Radio France - Soizic Bour

Les chantiers du Grand Paris Express ont repris depuis plusieurs mois déjà, après six à huit semaines de suspension, mais certains plus rapidement que d'autres : "Nous regardons particulièrement les ouvrages de Champigny et de Pont de Sèvres, qui sont les plus en retard, où le rythme de croisi_re n'est pas encore atteint", explique Bernard Cathelain, de la société du Grand Paris. Pour le reste, il assure que le rythme est "redevenu celui d'avant Covid". "Il y a un peu plus de temps à la prise de poste mais on est pratiquement aux rendements qui étaient les rendement d'origine". 

Se synchroniser avec les autres chantiers

Malgré tout, les ouvrages ne pourront pas être livrés dans les temps, des retards de trois à huit mois selon les sites, liés à la suspension, au ralentissement et à l'impact des chantiers qui sont en interaction avec ceux du Grand Paris. "C'est sûr que les conséquences peuvent être relativement importantes dans ces cas-là", explique Bernard Cathelain. "Tout doit être re-synchronisé pour retrouver un planning stabilisé". 

Bernard Cathelain, de la société du Grand Paris.
Bernard Cathelain, de la société du Grand Paris. © Radio France - Soizic Bour

Il y aussi toutes les procédures qui étaient en cours avant le confinement, comme le déboisement par exemple : "si on manque le moment ou on obtient l'autorisation, on est obligés d'attendre la période propice et à ce moment-là on se prend une demie année en plus", souligne Bernard Cathelain. 

Pour ce qui est des Jeux 2024, la société du Grand Paris avait déjà annoncé que les délais pour une partie des lignes 16 et 17 seraient très durs à tenir, l'objectif était déjà "très tendu avant la crise". A noter qu'une seule partie de ces lignes était attendue pour 2024 : de Saint-Denis Pleyel au centre de maintenance d'Aulnay-sous-Bois pour la ligne 16 et de Saint-Denis Pleyel au Bourget Aéroport pour la ligne 17. Pour ce qui est du tronçon sud de la ligne 15, il est attendu à l'horizon 2025. "Nous sommes confiants en revanche sur le fait que la ligne 14 va être prolongée jusqu'à Pleyel pour l'échéance des Jeux", ajoute-t-il. 

Des points d'eau ont été installés à l'entrée de la base vie et sur l'ensemble du chantier d'Arcueil-Cachan.
Des points d'eau ont été installés à l'entrée de la base vie et sur l'ensemble du chantier d'Arcueil-Cachan. © Radio France - Soizic Bour

Aujourd'hui chacun des 7 000 ouvriers est revenu travailler, mais ils doivent se soumettre à un protocole très strict. Des règles de distanciation sociales sur le chantier, le port du masque obligatoire, un sens de circulation mis en place dans la "base vie", où l'on trouve les parties communes, les tables à manger, les frigos, la cuisine. Dans les vestiaires, pas plus de deux personnes à la fois, et des points d'eau ont été installés à plusieurs endroits du chantier, ainsi qu'une signalétique des bonnes pratiques en temps de Covid. 

Le protocole sanitaire dans la base vie du chantier d'Arcueil-Cachan.
Le protocole sanitaire dans la base vie du chantier d'Arcueil-Cachan. © Radio France - Soizic Bour

La crise n'a pas arrêté les recrutements : 300 sont attendus cette année. À noter que 1 000 entreprises sont engagées dans le projet et que son financement est sécurisé jusqu'en 2023. Enfin, 20 tunneliers seront en activité à la fin de l'année, avec un pic atteint en 2021.

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