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Coronavirus en Dordogne : les étudiants contraints de monter à bord de trains bondés

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Par , France Bleu Périgord

Plusieurs parents d'étudiants se plaignent de l'affluence dans les TER que leurs enfants empruntent pour rejoindre les universités de Limoges et Bordeaux à la fin du week-end. Au vu du nombre d'usagers, la distance physique d'un mètre est impossible à respecter.

 Juste avant la fermeture des portes du TER Périgueux Limoges au départ de la gare de Périgueux un dimanche de forte affluence
Juste avant la fermeture des portes du TER Périgueux Limoges au départ de la gare de Périgueux un dimanche de forte affluence - Cynthia, maman d'une étudiante

C'est une situation que les étudiants périgourdins connaissent trop bien : le TER bondé du vendredi et du dimanche soir. Quand ils font l'aller retour Périgueux-Bordeaux ou Périgueux-Limoges pour rentrer chez leurs parents puis retourner à l'université dans le week-end.

Les étudiants sont entassés dans le train sans possibilité de se tenir à l'écart des autres usagers
Les étudiants sont entassés dans le train sans possibilité de se tenir à l'écart des autres usagers - Cynthia, maman d'une étudiante

Seulement, en pleine épidémie de coronavirus, le trajet est d'autant plus désagréable depuis la rentrée. À bord du train, les étudiants sont masqués et ils doivent également tenter de respecter une distance physique d'un mètre pour éviter tous risques de contamination. Un défi impossible au vu du nombre d'usagers présents dans les wagons.

Témoignage d'une étudiante et sa mère furieuses contre la SNCF

Manon est étudiante en première année de droit à Limoges. Tous les vendredis elle prend le train pour rentrer chez sa mère à Périgueux. Rebelote le dimanche pour retourner à la fac. Ce dimanche dernier justement, dans le TER Périgueux/Limoges elle avait la sensation d'étouffer : "Il y a tellement de monde qu'on ne peut pas traverser le train. J'ai passé 40 minutes de mon trajet assise sur les barres en fer censées servir pour ranger les valises. Dans ces conditions il est impossible se tenir à un mètre des autres usagers. Pourtant, un message SNCF nous invite à respecter les mesures barrières pendant le voyage." assure l'étudiante de 18 ans. 

Manon, étudiante en droit de 18 ans, passe son trajet avec la peur de tomber malade.

La solution serait d'ajouter un wagon supplémentaire pour Cynthia, la mère de Manon : "On nous demande tous les jours d'appliquer les gestes barrières et la SNCF ne joue pas le jeu. En tant que parent, on a forcément peur que nos enfants attrapent le Covid 19 pendant le trajet." confie la Périgourdine. 

Pourtant la Région Nouvelle-Aquitaine a essayé de mettre plus de trains à disposition selon Renaud Lagrave vice-président du conseil régional en charge des transports : "Malheureusement, on ne dispose pas de suffisamment de matériel.

Contactée, la SNCF n'a pas réagi à nos sollicitations. Depuis le 2 juin et sur décision du gouvernement dans le cadre de l'assouplissement des mesures lors du déconfinement, l'entreprise ferroviaire n'applique plus la règle d'un siège sur deux par usagers. La SNCF n'est donc pas tenue de réguler les flux pour faire respecter la distance physique d'un mètre à bord des ses trains. 

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