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Dossier : Coronavirus

Coronavirus, routiers : un appel au droit de retrait peu suivi mais toujours des craintes.

Plusieurs syndicats invitaient les chauffeurs à exercer leur droit de retrait ce lundi pour dénoncer l’absence de protections élémentaires contre le coronavirus. Les chauffeurs ont très majoritairement choisi de poursuivre leur travail, dans un contexte assez angoissant.

Les camions continuent à rouler (ici à Caen, photo d'illustration) malgré les risques liés au Coronavirus
Les camions continuent à rouler (ici à Caen, photo d'illustration) malgré les risques liés au Coronavirus © Radio France - Olivier Duc

La France est en mode confinement depuis deux semaines mais les chauffeurs routiers ne voient pas vraiment d’évolution. Toujours aussi peu de masques voire de gels hydro alcooliques pour se protéger d’un risque de contamination au coronavirus. 

Je travaille avec la boule au ventre” confie Christophe Mayet, chauffeur chez Elisabeth Course, une entreprise de transport située à Verson. Il accumule chaque jour plus de 300 km pour livrer des supérettes de l’Orne et du Calvados. “On ne rentre plus dans les laboratoires, on laisse la marchandise à l'extérieur pour éviter les contacts” détaille l’employé qui n’a, pour protection, que des lingettes désinfectantes et une paire de gants qu’il enfile dès qu’il sort de sa cabine. 

Les chefs d’entreprises également inquiets

L’absence de vraies protections sanitaires inquiète l’ensemble de la profession. Patronat compris. “Les organisations syndicales ont raison de protester” estime Philippe Bonneau, le secrétaire général de l’OTRE Normandie. “Rappelons que _les chefs d’entreprises ont réclamé dès le début_, il y a deux semaines, des mesures de protections pour les chauffeurs. Mais cette profession n’est pas jugée prioritaire” déplore le représentant normand de l’une des trois grandes organisations de transporteurs. Faute de masques de protection, Jean Noyon, directeur des transports du même nom, a passé des consignes : "Nos chauffeurs déposent les marchandises devant les locaux de nos clients. Aucun contact puisqu'il y a cette pénurie de masques au niveau national" indique le dirigeant de cette engtreprise de l'agglomération caennaise. 

Tous les chauffeurs travaillent donc dans un climat anxiogène persistant. Et l’impatience grandit. “Au début il y avait un devoir moral d’assurer les livraisons, quitte à ne pas totalement respecter le code du travail” explique Thierry Douine, le président de la Fédération Générale des Transports CFTC. “Mais le temps passe. Et après 14 jours la question du droit de retrait doit effectivement être posée “. Et le leader syndical de brandir la menace : “Pour l’instant peu de chauffeurs exercent ce droit de retrait. Mais attention si ça ne bouge pas dans la semaine” claque Thierry Douine, également irrité de constater le maintien de transports non vitaux “comme de la terre, des vélos, etc…. qui ne servent à rien en ce moment !” grogne-t-il.

Le monde du transport s’entretient régulièrement avec son Ministère. Deux à trois réunions en visio par semaine, mais pour l’heure sans trouver de solution. Notamment pour les très recherchés masques de protection.

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