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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : Air France devra réduire ses vols intérieurs

Frappée comme l’ensemble du secteur par la crise liée à la pandémie de coronavirus, la compagnie Air France-KLM va devoir se réorganiser. Il faudra notamment qu'elle réduise ses vols où une alternative ferroviaire existe. Sa compagnie low-cost Transavia pourrait en profiter pour se développer.

Un avion d'Air France
Un avion d'Air France © Radio France - Mikaël Roparz

Les gouvernements français et néerlandais ont annoncé vendredi 24 avril des aides pour les deux branches du groupe Air France-KLM. Une bouffée d’air pour le groupe aérien dont l’activité est quasiment à l’arrêt à cause de la pandémie de coronavirus. 

Une aide qui satisfait les élus du personnel d'Air France, même s’ils resteront "très attentifs" à la protection de l'emploi.

Transavia pour les vols intérieurs ?

Mais ce mercredi devant l'Assemblée nationale, Bruno Le Maire a précisé que la compagnie "devra faire des efforts pour être plus rentable et plus compétitive". Pour le ministre de l'Économie et des Finances "dès lors qu'il y a une alternative ferroviaire à des vols intérieurs avec une durée de moins de 2h30, ces vols intérieurs devront être drastiquement réduits et limités simplement aux transferts vers un hub" a déclaré Bruno Le Maire.

Selon nos informations, la SNCF et Air France seraient d'ailleurs en discussion avancée pour la création d’une filiale commune, idée qui avait été proposée par Guillaume Pepy, Président du Directoire de SNCF, mais restée lettre morte jusqu’à maintenant.

Pour rationaliser les coûts à fin 2021, Benjamin Smith, le patron canadien d'Air France-KLM pourrait bien se débarrasser plus rapidement de sa filiale Hop !. Une décision qu’il avait déjà voulu prendre dès son arrivée dans le groupe, au même titre que Joon, compagnie aérienne créée en 2017 et disparue des radars en 2019.

Depuis 1er septembre 2019, tous les vols en France, ainsi que les vols entre les régions françaises et l’Europe, sont effectués par Air France ou sa filiale HOP!.

Un avion de la compagnie Hop !
Un avion de la compagnie Hop ! © Radio France - Mikaël Roparz

Alors qui pour remplacer HOP ! ? Parmi les options envisagées, le développement de la low-cost Transavia. Une manière pour Air France de faire face à Ryanair, Volotea, et Easyjet sur les trajets en France métropolitaine et en Europe. 

Transavia, compagnie low-cost du groupe Air France-KLM, propose des vols réguliers moyen-courrier et charters au départ de la France et des Pays-Bas. La compagnie est présente au départ de quatre villes françaises : Paris Orly, Lyon, Nantes et Montpellier. 

A Paris, les vols sont tous au départ d’Orly. Ce qui restera aussi le cas à l’avenir. 

Un avion de la compagnie Transavia à l'aéroport de Nantes
Un avion de la compagnie Transavia à l'aéroport de Nantes © Radio France - Mikaël Roparz

Mais pour que cette option soit retenue, il faut un accord avec les pilotes d’Air France. Aujourd’hui, les 40 avions de la flotte Transavia sont pilotés par un noyau de pilotes historiques de Transavia, et la grande majorité sont des pilotes d’Air France qui sont détachés dans la compagnie low-cost. 

Actuellement, Air France continue de desservir trois villes en France (Marseille, Nice et Toulouse) et quatre en outre-mer, ce qui correspond seulement à 5% de l'activité habituelle. 

Avions moins polluants

Bruno Le Maire l'a redit devant l'Assemblée nationale. Air France devra réduire de 50 % son volume d'émission de CO2 sur ces vols en France métropolitaine d'ici la fin 2024.

Cela entraînera aussi inévitablement une réduction du nombre de lignes, avec la suppression des A319/A320 au profit des A220 moins polluants et accessoirement plus rentables. 

La crise due au coronavirus risque de donner le coup de grâce à l'Airbus A380. L'avionneur européen avait déjà prévu d'arrêter l'an prochain les livraisons de son avion géant aux 251 appareils commandés.

Air France possède dans sa flotte neuf A380. La compagnie aérienne avait prévu d'avancer à 2022 le retrait du service de ses gros avions. "Avec ses quatre réacteurs, l'A380 consomme 20% à 25% de carburant en plus par siège que les appareils long-courriers de nouvelle génération et émet plus de CO2", justifiait alors le groupe. Avec l'impact du coronavirus, "cela a-t-il du sens de les remettre en service d'ici là ?", s'est interrogé Ben Smith, le PDG d'Air France-KLM dans un récent entretien aux Echos.

Et pour les autres compagnies françaises ? 

D'autres compagnies "rencontrent les mêmes difficultés qu'Air France et sont tout aussi soucieuses de renouveler leurs flottes pour améliorer leur compétitivité et participer à la transition écologique", affirme le Syndicat des compagnies aériennes autonomes (Scara).

"Pourquoi Air France est-elle la seule compagnie française à bénéficier d'un tel soutien ?", demande à l'Etat le syndicat qui regroupe huit compagnies aériennes françaises, basées en métropole et dans les territoires ultra-marins, ainsi que des sociétés d'assistance aéroportuaire. 

"Le Scara demande donc qu'un fonds d'un montant d'un milliard d'euros, proportionnel à ce qu'Air France a obtenu de l'État, soit mis en place en urgence", poursuit-il.

Le Scara regroupe les compagnies Air Tahiti, Ewa, Air Calédonie, Air Tahiti Nui, ASL, Air Saint Pierre, Air Corsica et Air Austral, ainsi que les entreprises Aerostravia, Groupe IGS et Alyzia.

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