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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : porter un masque dans les transports, c'est essentiel mais pas suffisant pour les usagers

La France se prépare au déconfinement progressif à partir du 11 mai. Pour accompagner la reprise économique, les transports en commun de la région vont reprendre petit à petit leur rythme de croisière. Mais il y aura des mesures de précaution à respecter pour les usagers.

Les transports en commun de la région vont peu à peu reprendre leur rythme de croisière à partir du 11 mai mais avec des mesures de précaution pour les usagers
Les transports en commun de la région vont peu à peu reprendre leur rythme de croisière à partir du 11 mai mais avec des mesures de précaution pour les usagers © Radio France - Pascal Roche

Le port du masque devrait être obligatoire pour prendre les transports en commun. C'est ce qu'a laissé entendre le Premier ministre. C'est aussi une recommandation de l'académie de médecine. "C'est une mesure essentielle pour les usagers, estime Fabrice Eymon, le président de la FNAUT, la Fédération nationale des associations d'usagers des transports en Pays de la Loire. Après, la question qui se pose, c'est comment les voyageurs vont se procurer ces masques et puis quid des gens qui n'ont pas de masques ou qui doivent en changer ? Il y a une problématique de logistique".  

Les régions, les départements et les communes ont déjà passé commande de masques dit Roch Brancourt, le vice président du conseil régional des Pays de la Loire.  Aleop !, le réseau de transports en commun géré par la Région, représente 32 millions de voyages par an. 

A  lire aussi : La région des Pays de la Loire organise le déconfinement pour ses trains TER

Repenser notre organisation du travail 

Porter un masque, c'est bien mais ce n'est pas suffisant pour Fabrice Eymon.  Pour respecter les distances, il faut mettre en place des "bus articulés et des trains longs pour que les gens ne soient pas les uns sur les autres". Mais Fabrice Eymon va même plus loin. Pour éviter les véhicules bondés, il faut repenser notre organisation du travail : "Il faut étaler les heures de pointe. Cela veut dire continuer à favoriser le télétravail mais aussi décaler les horaires de travail. Que les entreprises mais aussi les écoles et les crèches n'ouvrent et ne ferment pas en même temps pour que les gens ne se trouvent pas en même temps, au même endroit dans les bus ou les trains".

Pour Fabrice Eymon, il faut aussi repenser notre organisation du travail pour éviter trop de gens en même temps dans les transports en commun

Mais il faudra sans doute un peu de temps avant que le trafic ne reviennent à la normale. Seuls 15 % des 520 TER quotidiens circulent en ce moment sur les lignes ferroviaires de la région. 

A Nantes, un CHSCT se tient ce jeudi à la SEMITAN, qui exploite les transports en commun de l'agglomération, pour évoquer les mesures à mettre en oeuvre à partir du 11 mai. Des distributeurs de gel hydroalcooliques connectés vont être installés dans les Tram. Un système développé par une entreprise basée à Rezé tout près de Nantes. Au Mans aussi, le réseau de transport en commun se prépare au déconfinement

Une crise qui risque de laisser des traces

La FNAUT craint que certains usagers se détournent des transports en commun par peur d'être contaminés. "Nous craignons un retour de l'utilisation de la voiture avec toutes les conséquences que cela peut avoir tant sur le plan social, économique, environnemental et qui risque d'avoir un impact sur la sécurité routière, explique Fabrice Eymon. On craint aussi pour les transports publics qui vont peut être pâtir de la situation. Déjà on voit que les autocars sont fortement touchés par la crise".  

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