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Transports

Corse : le renflouement du Rhodanus prendra du temps

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Par , , , France Bleu RCFM, France Bleu

Les spécialistes de la marine nationale examinent minutieusement la coque du Rhodanus. Ce navire, transportant des bobines d’acier, s’est échoué à Cala Longa, en pleine réserve naturelle de Bonifacio. Il faudra plusieurs jours avant de le tirer d'affaire.

Quelles opérations seront mises en oeuvre pour sortir le Rhodanus de cette mauvaise situation ?
Quelles opérations seront mises en oeuvre pour sortir le Rhodanus de cette mauvaise situation ? - @ prefecture maritime de Toulon

Bonifacio, France

Tout le monde est suspendu aux résultats des investigations menées tout au long de la journée de dimanche sur le Rhodanus. Ces derniers permettront de définir les opérations qui pourront être engagées pour sortir ce navire de 90 mètres de sa mauvaise situation. Plusieurs options seront proposées au préfet maritime de Toulon, l’autorité compétente.

Alléger le navire

Les spécialistes ont longuement travaillé. Ils ont expertisé le navire et tentent de définir les meilleures options pour le sortir de cette situation. Les opérations seront longues. Il faudra, en effet, alléger le bateau de sa cargaison avant d'essayer de le dégager. C'est ce qu'indique dans son communiqué la préfecture maritime de la Méditerranée. 

Les photos sous-marine du Rhodanius - Aucun(e)
Les photos sous-marine du Rhodanius - @ préfecture maritime de Toulon

Dans la nuit du samedi 12 octobre au dimanche 13 octobre, à 3 heures, ce bateau, avec ses sept membres d’équipage d’origine russe, s'est échoué en pleine réserve naturelle. Personne à bord n’a jamais répondu aux appels répétés – 50 minutes durant – du CROSS-Corse et des sémaphores de Pertusato et de la Maddalena. 

Cet accident n'est pas le premier dans les Bouches de Bonifacio. En 1992 puis en 1996, deux autres navires, dont le Fenes, avaient vécu des heures très difficiles dans le sud de l'île.

« Renforcer la réglementation »

Ces accidents ont débouché par la suite sur une évolution de la réglementation. Aujourd'hui, elle est double. « D'abord nationale avec des arrêtés préfectoraux qui interdisent le transport de matières dangereuses dans les Bouches de Bonifacio pour les bateaux battants pavillons français et italien.  Et puis il y a les recommandations de l’Organisation Maritime Internationale. Depuis 2009, nous sommes classés zone maritime particulièrement vulnérable. C’est la reconnaissance la plus importante au niveau international qui puisse exister » indique Jean-Michel Culioli, le directeur scientifique de la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio.
Ce classement impose diverses mesures aux navires qui transitent dans ce secteur. Des routes de navigation ont été tracées. Les bateaux qui entrent dans les Bouches de Bonifacio ont obligation de se signaler au sémaphore de Pertusato ou de la Maddalena qui sont en veille permanente. « Aucune de ces règles n’a été respectée par le Rhodanus. Le bateau ne s'est pas signalé et n'a pas répondu non plus aux appels répétés des sémaphores » précise encore Jean-Michel Culioli.   
Les navires ont la possibilité de faire appel à des pilotes. De nombreux navires demandent l’assistance d’un pilotage pour franchir ce détroit. Ce sont alors des pilotes formés, qui connaissent parfaitement les conditions de navigation qui peuvent conseiller les sociétés dont les bateaux croisent dans ce secteur de l’extrême sud de la Corse. « Mais il faut une réglementation plus forte encore et des moyens anti-pollution basés sur la Corse pour plus d’efficacité » conclut Jean-Michel Culioli. 

Un dernier point que partage le président de l'Office de l'Environnement de la Corse : « les moyens sont extrêmement éloignés de la Corse. La situation doit évoluer au regard du nombre de navires qui passent au large de nos côtes.  Les incidents qui se répètent, chaque année, démontrent la nécessité de mettre ces moyens à disposition de la Corse » indique François Sargentini.

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