Covid-19 : les tests sont maintenant systématiques à l'arrivée des vols du Brésil
Pour éviter la propagation du variant brésilien du Covid-19, les tests antigéniques ne sont plus aléatoires mais systématiques depuis dimanche 11 avril à l'arrivée à l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle pour l'ensemble des passagers des vols en provenance du Brésil.

Le protocole sanitaire s'est renforcé depuis dimanche 11 avril à l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle pour les vols en provenance du Brésil. Jusque-là, des tests antigéniques étaient imposés de façon aléatoire aux passagers, désormais l'ensemble des voyageurs doit s'y soumettre pour entrer sur le territoire français, a indiqué le groupe ADP à France Bleu Paris. Cette décision émane du ministère des Affaires étrangères.
Les autorités s'inquiètent d'une possible propagation du variant brésilien du Covid-19. Ce variant, plus contagieux, et potentiellement plus résistant aux vaccins, est hors de contrôle au Brésil.
Le pays a enregistré plus de 66 500 morts pour le seul mois de mars.
Vers un protocole encore plus strict ?
Des voix s'élèvent pour demander des mesures sanitaires encore plus fortes pour les voyageurs en provenance du Brésil entrant sur le sol français. Le professeur Rémi Salomon, président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP, demande notamment une période de quarantaine d'une dizaine de jours pour ces voyageurs, à l'issue de laquelle ils seraient à nouveau testés.
Parmi l'opposition politique, beaucoup soutiennent l'idée d'une quarantaine. D'autres demandent même la fermeture des frontières avec le Brésil. C'est le cas du président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale Damien Abad. "La fermeture des frontières est utile et absolument nécessaire et je ne vois pas comment au moment où on confine les Français, on puisse maintenir cette liaison aérienne", a-t-il expliqué sur RFI.
Le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari assure que les entrées sur le territoire français de personnes venant du Brésil ont déjà considérablement diminuées. "Nous avions avant la pandémie environ 50 000 personnes qui arrivaient par semaine à Roissy, aujourd'hui c'est 50 par jour", a précisé le ministre sur LCI.
Le variant brésilien est encore très minoritaire en France, il représente début avril 1% des cas de contamination selon Santé publique France.