Transports

Début de polémique après la mise à l'arrêt du bac de Quillebeuf près de Rouen

Par Sarah Tuchscherer, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) lundi 21 septembre 2015 à 19:05

Faute de bac, les automobilistes doivent emprunter le pont de Tancarville.
Faute de bac, les automobilistes doivent emprunter le pont de Tancarville. © Radio France

Le bac de Quillebeuf, en Seine-Maritime est à l'arrêt depuis ce lundi. Il doit passer une visite de contrôle nécessaire au renouvellement de son autorisation de naviguer. En attendant, les 1.600 conducteurs qui l'empruntent chaque jour doivent faire un détour de plusieurs dizaines de kilomètres.

Comme tous les navires marchands, le bac de Quillebeuf-sur-Seine doit, tous les cinq ans, passer un contrôle approfondi. Or, le 9 octobre, cela fera exactement cinq ans qu'il a été mis en service. A quelques jours de l'échéance, ce lundi, le bac a donc pris la direction du port de Rouen, où il sera inspecté par les services de la marine marchande. 

Pas de navire de substitution

Pendant ce temps-là, il n'y aura pas de liaison sur la Seine à Quillebeuf à cause d'un malheureux concours de circonstances : le premier bateau de substitution que possède le département de Seine-Maritime (co-gestionnaire, avec le département de l'Eure, de la ligne) est en cours de désamiantage, le second remplace déjà le bac de Duclair, tombé en rade cet été.

Le maire de Quillebeuf, Alain Tessier, regrette d'avoir appris la nouvelle tardivement.

Alain Tessier, le maire de Quillebeuf

Directeur du pôle Mobilité au conseil départemental de Seine-Maritime, Jean-Pierre Lucas reconnaît un léger manque d'anticipation.

Jean-Pierre Lucas, du conseil départemental de la Seine-Maritime

L'avenir du bac en jeu ?

Christian Levesque, président du comité de défense du bac, s'inquiète plus largement pour l'avenir de cette liaison qui coûte chaque année un million d'euros à chacun des deux départements de la région

Compte tenu des contraintes budgétaires actuelles, on se pose des questions, d'autant que les deux collectivités ont basculé à droite lors des dernières élections. Le Conseil départemental de la Seine-Maritime dément toute volonté de suppression de la ligne.