Transports

Défense de la ligne Bergerac-Sarlat : les élus ont rencontré la ministre des transports

Par Benjamin Fontaine, France Bleu Périgord samedi 1 juillet 2017 à 15:01

Les élus attendaient la ministre dans la hall de la gare Saint-Jean.
Les élus attendaient la ministre dans la hall de la gare Saint-Jean. - Christophe Fauvel

Mobilisés dans le hall de la gare Saint-Jean de Bordeaux, les élus périgourdins venus défendre la survie de la ligne TER Bergerac-Sarlat ont pu s'entretenir avec la ministre des transports.

Ils ont réussi leur coup ! Ce samedi matin, une soixantaine d'élus périgourdins et d'usagers de la ligne TER Bordeaux-Sarlat ont manifesté à Bordeaux à l'arrivée du premier TGV de la nouvelle Ligne à grande vitesse. Ils voulaient se faire entendre de la ministre des transports alors que la SNCF demande 91 millions d'euros aux collectivités pour rénover cette ligne, au lieu des 45 millions prévus initialement.

Les élus en entretien avec la ministre des transports. - Aucun(e)
Les élus en entretien avec la ministre des transports. - Christophe Fauvel

La ministre des transports Elisabeth Borne a accepté de leur accorder quelques minutes dans la hall de la gare Saint-Jean. Christophe Fauvel, président de la CCI Dordogne et Nouvelle-Aquitaine a pu, avec les élus, exposer les motifs de mécontentement de la délégation. "Nous avons fait entendre notre voix et dit qu'il n'y avait pas que Bordeaux dans la région Nouvelle-Aquitaine. Les grands élus ont pu voir qu'il y avait un vrai problème et une vraie mobilisation," explique-t-il.

La ministre des transports Elisabeth Borne. - Aucun(e)
La ministre des transports Elisabeth Borne. - Christophe Fauvel

Les élus périgourdins ont expliqué leur crainte de voir la ligne disparaître faute de rénovation. Ils ont aussi pu dire à la ministre qu'ils n'avaient pas les moyens de doubler la mise. "Elle a précise que le gouvernement avait pris conscience que des promesses avaient été faites sans qu'elles soient financées. Elisabeth Borne nous a dit que la priorité allait être de s'occuper des liaisons intérieures plutôt que de penser à financer de nouveaux grands projets. C'est peut-être un bon signe mais nous allons suivre cela avec attention car la partie est loin d'être gagnée." Il faudra sûrement renégocier avec la SNCF ou demander à l'Etat et la Région de mettre la main à la poche de façon plus conséquente. Une réunion de travail est prévue en préfecture de Dordogne le 12 juillet prochain.