Transports

Des habitants de Saint-Didier se mobilisent pour qu'il y ait moins d'accidents sur la D39

Par Anne Domece, France Bleu Vaucluse mercredi 21 décembre 2016 à 17:18

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Les habitants du quartier Saint-Philippe, entre Saint-Didier et Pernes-les-Fontaines, multiplient les courriers pour dénoncer la dangerosité de la départementale 39. Les accidents y sont beaucoup trop fréquents, disent-ils. Le dernier en date a coûté la vie à un homme de 55 ans, dimanche.

"Nous ne pouvons pas laisser faire ! Nous devons agir !" C'est, en substance, le message que veulent faire passer les habitants du quartier Saint-Philippe, entre Saint-Didier et Pernes-les-Fontaines.

Ce quartier est traversé par la départementale 39, jugée très accidentogène. Dimanche après-midi, une collision a fait un mort et un blessé grave... C'est l'accident de trop pour les riverains, qui demandent aux pouvoirs publics d'agir pour réduire le risque d'accidents.

Jean-Pierre Saussac habite le quartier. Il est le fer de lance de la mobilisation. Il va envoyer un courrier au Conseil Départemental, au sous-préfet de Carpentras et aux maires de Pernes, Saint-Didier et Blauvac pour demander des mesures concrètes, à commencer par une réfection complète de la chaussée.

"La route n'est plus entretenue. Elle est cabossée, déformée, dégradée. Il faut agir, car elle est de plus en plus fréquentée, du fait de l'urbanisation des quartiers périphériques de Saint-Didier, Pernes et Venasque."

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"Faux", rétorque le Conseil Départemental, par la voix de l'élu en charge des routes, Thierry Lagneau. Il l'assure, la D39 est "normalement entretenue".

"La chaussée se trouve dans un état moyen, mais l'entretien courant est réalisé. L'agence routière en charge de ce tronçon est très vigilante et réalise toutes les réparations nécessaires."

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Les riverains demandent par ailleurs un abaissement de la vitesse maximale autorisée de 90 à 70 km/h. Une mesure qui n'est pas justifiée, pour le Département. Le Conseil Départemental n'a pas identifiée la D39 comme "particulièrement accidentogène". Avant le terrible accident de dimanche, un seul accident a été enregistré, en 2009.

Thierry Lagneau a décidé de se rendre prochainement sur place, pour expliquer la position du département aux riverains de la D39. Chaque jour, 3.000 voitures passent par ce tronçon de route.