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Transports

Des taxis refusent d'appliquer les forfaits entre Paris et les aéroports pendant la grève

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Pour aller ou revenir des aéroports parisiens, des forfaits, à prix fixe, ont légalement été instaurés en mars 2016. Cependant, avec le trafic très chargé du fait de la grève dans les transports, certains décident de ne pas respecter le forfait pourtant imposé, afin de ne pas travailler à perte.

Illustration taxi
Illustration taxi © Maxppp - Guillaume Georges

Île-de-France, France

C'est l'une des conséquences de la grève dans les transports : les taxis parisiens sont davantage sollicités et certains choisissent délibérément de ne pas respecter la loi. 

En effet, depuis mars 2016, pour aller ou revenir des aéroports d'Orly ou de Roissy, des forfaits, au prix fixe, ont été instaurés : 30 ou 35 € entre Paris et Orly et 50 ou 55 € pour Roissy (selon qu'on desserve la rive droite ou gauche de la capitale). 

Le trafic très chargé à cause des mouvements de grève dans les transports en commun, incite cependant certains à ne pas respecter le forfait pour ne pas travailler à perte.     

J'ai dit non et je suis sortie" - cliente d'un taxi 

France Bleu Paris s'est rendu à l'aéroport d'Orly dans l'après-midi et a constaté que si la majorité des chauffeurs applique le forfait, d'autres refusent. 

Laura témoigne : "Je suis entrée dans le taxi, j'ai dit où j'allais - dans le 18ème arrondissement de Paris - et c'est là que le chauffeur m'a indiqué que c'était au compteur. J'ai dit non et je suis sortie"

Chloé également souhaitait se rendre dans ce même arrondissement : "En raison de la grève et des bouchons, le chauffeur m'a expliqué que ce n'était pas possible car le trajet allait dépasser 1h30 de route, donc ça ne sera pas un prix fixe".     

Tarif deux à trois fois plus élevé au compteur 

Ces deux témoignages illustrent la situation depuis le début de la grève en région parisienne. Adel, artisan taxi depuis 12 ans explique pourquoi certains chauffeurs décident de ne pas appliquer la loi : "Les bouchons, ils s'intensifient, c'est de plus en plus tôt et de plus en plus tard. Ces forfaits ne tiennent pas compte du temps qu'on passe dans la voiture avec le client et en ce moment, on atteint des summums où on peut passer trois heures entre Roissy et Paris, 2h30 entre Orly et Paris selon la rive droite ou la rive gauche".  

Si les chauffeurs appliquent le prix au compteur, quand le trafic est très chargé, le tarif est deux à trois fois plus élevé. Adel, qui lui préfère respecter la loi, a allumé le compteur avec un client "juste pour voir". "Nous sommes partis de Roissy en direction d'Opéra. Le compteur affichait 147 euros. Donc on a coupé la poire en deux et il a payé 75 euros".     

La peur au ventre de travailler avec les aéroports" - un chauffeur de taxi 

Les chauffeurs de taxi dénoncent également le fait que les compagnies de VTC, elles, majorent fortement leurs tarifs. Pour Adel : "Moi, si je suis convoqué, je dirais : mettez votre sanction et moi je m'attaque au gouvernement parce qu'ils nous ont poussés à être soit dans l'illégalité, soit déficitaire"

Un autre chauffeur interrogé par France Bleu Paris et qui souhaite rester anonyme car, lui, choisit de ne pas appliquer le forfait, explique avoir "la peur au ventre de travailler avec les aéroports". Il précise qu'il ne "peut pas accepter de travailler à perte". Ces chauffeurs précisent également que chaque taxi parisien a "entre 180 à 200 euros de charges journalières".     

Certains taxis refusent les courses 

L'autre option pour les chauffeurs, elle aussi illégale, c'est de refuser les courses en direction des aéroports. Adel, lui, contourne la règle : "Je ne m'arrête pas, quand je vois que le client a des bagages, je ne m'arrête pas".  

La compagnie G7 explique que ces "cas isolés ne sont pas représentatifs de l'ensemble des chauffeurs qui travaillent actuellement dans des conditions très compliquées". Elle ajoute que "l’ouverture des voies réservées au covoiturage menace l'équilibre économique : les conditions de circulation sont dégradées et le chauffeur est très souvent en difficulté".

La préfecture de police de Paris, censée contrôler ce type de pratiques, n'a pas répondu aux sollicitations de France Bleu Paris. 

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