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Transports

Des tracts distribués dans les gares du RER D pour dénoncer la galère sur cette ligne

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Par , France Bleu Paris

Des tracts sont distribués durant le mois d'août dans les gares du RER D afin de mobiliser les usagers et les inviter à alerter leurs élus. Il s'agit pour l'association SOS Usagers et le député de l'Essonne, Nicolas Dupont Aignan, co-signataires, de faire pression tous ensemble sur les décideurs.

© Maxppp -

Essonne, France

"Lettre ouverte aux élus qui dépensent 35 milliards d’euros pour le Grand Paris, mais sont incapables de faire fonctionner les RER existants !" Tel est l'intitulé d'un tract distribué aux usagers du RER D, co-signé par l'association SOS Usagers et par le député de l'Essonne Nicolas Dupont Aignan. Ils en appellent à la mobilisation générale, pour dénoncer la galère de cette ligne, qui ne fait qu'empirer et pointent du doigt les "décideurs" : Valérie Pécresse, présidente d’Île-de-France, et François Durovray, le président du conseil départemental de l'Essonne.

"C'est la ligne poubelle de l’Île-de-France"

Cette ligne est encore pire que la ligne P du Transilien, réputée pour ses nombreux retards, explique Jean-Claude Delarue, président de SOS Usagers. La ligne D (qui traverse Paris, et va de Creil (dans l'Oise), à Corbeille-Essonne, Melun ou encore Malesherbes (dans le Loiret) est celle qui subit le plus de dysfonctionnements, d'incidents techniques, de retards et de trains supprimés. Pour le président de l'association, c'est la ligne "poubelle" de l’Île-de-France et les conditions de transport y sont insupportables.

Une situation déjà critique qui ne fait que s'aggraver année après année

Jean-Claude Delarue dénonce une aggravation de ces dysfonctionnements liée au déséquilibre entre l'habitat et l'emploi. "On construit des logements à tour de bras dans l'Essonne et dans la Seine et Marne, mais il n'y a pas d'emplois !" s'indigne-t-il. Par conséquent, les usagers sont de plus en plus nombreux à emprunter cette ligne pour aller travailler ailleurs.

Les malaises voyageurs, à la fois cause et conséquences des conditions de transport

Cette ligne bondée, faute de rames suffisantes, et non climatisée entraîne de plus en plus de malaises voyageurs explique le président de l'association. Ce qui oblige à arrêter le train. Une situation infernale.

Sensibiliser les usagers pour créer un rapport de force face à la Région

L'association d'usagers SOS Usagers et Nicolas Dupont-Aignan ont commencé à distribuer des tracs depuis jeudi . Ils comptent poursuivre cette action chaque jour jusqu'à la rentrée, dans toutes les gares de la ligne au Sud de Paris. Objectif : mobiliser un maximum d'usagers, afin qu'ils fassent pression à la rentrée, auprès de leurs élus, et qu'eux même montent au créneau pour réclamer des crédits supplémentaires indispensables. 

"Nous demandons également qu'une partie des crédits destinés au Grand Paris Express soient reversés aux lignes les plus mal loties comme le RER D" tempête Jean-Claude Delarue, qui souligne qu'il temps pour les usagers, à quelques mois des élections municipales, de se faire entendre auprès de leur maire. Il espère ensuite que cette pression sera répercutée auprès des élus départementaux et régionaux et ainsi toucher les pouvoirs décisionnaires.