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Transports

Deux semaines après le lancement d'Ilévia, des usagers et des élus excédés dans la métropole lilloise

mardi 12 février 2019 à 18:39 Par Hélène Fromenty, France Bleu Nord

Des lignes de bus supprimées, des arrêts déplacés, des horaires modifiés... Deux semaines après le lancement d'Ilévia, ex-Transpole, de nombreux usagers sont en colère contre le nouveau réseau de transports de la métropole lilloise. Certains maires ont même voté des motions en conseil municipal.

Avec Ilévia, certains arrêts de bus ont été déplacés et des lignes remplacées par d'autres.
Avec Ilévia, certains arrêts de bus ont été déplacés et des lignes remplacées par d'autres. © Maxppp - Sébastien Jarry/MAXPPP

Lille Metropolitan Area, France

Un peu plus de deux semaines après le lancement d'Ilévia (anciennement Transpole) c'est l'heure du tout premier bilan. Et force est de constater que la nouvelle identité et la nouvelle offre du réseau de transports de la métropole lilloise ne plaisent pas à tout le monde. Particulièrement sous le feu des critiques : le nouveau plan de bus. Sur les réseaux sociaux, beaucoup d'usagers se plaignent de lignes supprimées, d'horaires bancals, ou encore d'arrêts déplacés. 

Les élus montent aussi au créneau : les maires de Wattrelos et de Hem ont par exemple déposé une motion en conseil municipal pour réclamer le retour d'anciennes lignes de bus. A Marcq-en-Baroeul, le maire a même mis en ligne une pétition ; un texte déjà signé par près de 900 personnes. 

"C'est le bazar"

Il faut dire que beaucoup de Marcquois sont énervés par les changements, notamment des lignes de bus modifiées, voire supprimées, et une amplitude horaire beaucoup moins importante (début du service à 7 heures, contre 5 heures 30 avant).

"Avant pour aller jusqu'au centre ville de Lille, j'avais un bus direct, confie Patricia. Maintenant, il faut en prendre deux, et si je veux aller jusqu'à République, je dois encore changer et prendre le métro." En bout de course, ce trajet lui prend entre 40 minutes et 1 heure, contre 25 minutes auparavant. 

Pour ceux qui ont besoin du bus au quotidien pour travailler, c'est aussi compliqué. Joëlle est femme de ménage et sillonne la métropole en transports en commun pour se rendre chez ses clients. "Je travaille à Marcq, à Bondues, à Mouvaux, à Wasquehal, à Lille, énumère-t-elle en attendant son bus. Et par exemple, ici, le numéro 50 ne passe plus. Donc je suis obligée de marcher." Toute une organisation à revoir.

Cette usagère régulière s'était renseigné et avait "consulté en ligne les nouveaux trajets" mais elle ne s'attendait pas à un tel chamboulement. "C'est vraiment le bazar, je n'ai pas d'autres mot !" 

"Optimisation du service"

C'est donc sans hésiter que Jean-Pierre a signé la pétition du maire de Marcq. "Bien sûr que je le soutiens, assure ce retraité qui se déplace ponctuellement en bus. Ce nouveau réseau, ça été fait n'importe comment par des technocrates qui ne réfléchissent pas. On nous dit de prendre plus les transports en commun, mais on ne nous facilite pas du tout la tache."

De son côté le maire Bernard Gérard avait voté en décembre 2017 - comme une majorité d'élus de la MEL - pour une diminution de 10% du budget transports de la métropole. Mais il ne s'attendait pas pour autant à ce que ça se traduise par des suppressions de bus. 

"Derrière ces économies, on nous avait promis une optimisation du service pas des lignes de bus en moins, affirme l'élu. Aujourd'hui, les personnes ne peuvent plus se déplacer correctement dans la métropole grâce aux transports en commun. Quand on nous supprime des bus aux heures de pointes, je trouve que c'est une bêtise qu'il faut corriger."

Ajustements éventuels

Dans sa pétition, Bernard Gérard demande ainsi au président de la MEL de prendre des dispositions rapides pour améliorer le quotidien des voyageurs. "De plus, je souhaite que dans 6 mois maximum, un bilan complet soit effectué dans toute la métropole pour identifier les éventuels points de blocage" écrit-il.

Contactée la direction d'Ilévia assure comprendre les difficultés rencontrées par certains voyageurs, mais souligne qu'il faut un temps d'adaptation pour tout changement majeur. Par ailleurs, le groupe affirme que toutes les remarques seront analysées, avant de procéder à d'éventuels ajustements.