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Transports DOSSIER : Contournement de Beynac

Déviation de Beynac : Germinal Peiro estime que "l'Etat est incohérent et inconséquent"

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Par , France Bleu Périgord

Le président du conseil départemental de la Dordogne n'a pas mâché ses mots ce mardi, après que l'Etat ait renoncé à faire appel de la décision du tribunal administratif dans le dossier de la déviation de Beynac. Pour lui, il fait preuve "d'inconséquence, d'incohérence, et de mépris"

Germinal Peiro parle d'inconséquence de l'Etat
Germinal Peiro parle d'inconséquence de l'Etat © Radio France - Antoine Balandra

Beynac-et-Cazenac, France

La colère froide de Germinal Peiro. Le président du Conseil départemental de la Dordogne a répondu ce mardi à l'Etat et plus précisément au gouvernement qui a décidé de ne pas faire appel de la décision du tribunal administratif de Bordeaux.

Tribunal qui avait annulé l'arrêté autorisant les travaux de la déviation de Beynac et qui a condamné le département à tout détruire. Le département a donc fait appel, mais pas l'Etat dont l'arrêté a pourtant été cassé par la justice. Germinal Peiro l'a appris en fin de semaine dernière d'une lettre du ministre de la transition écologique François de Rugy.

Pour autant, Germinal Peiro ne veut pas s'avouer vaincu. 

"Nous ne sommes qu'à la mi temps du match" dit-il. 

Germinal Peiro, en bon fan de rugby veut croire que rien n'est encore fait. Certes l'Etat ne fera pas appel, mais le département oui.

Son président donne donc rendez-vous devant la cour administrative d'appel a priori en fin d'année. Il en profite au passage pour tirer à boulets rouges sur le gouvernement accusé d'inconséquence, d'incohérence aussi. 

Les piles du pont sont déjà construites près de Beynac - Radio France
Les piles du pont sont déjà construites près de Beynac © Radio France - Antoine Balandra

"L'Etat nous autorisé à réaliser un chantier, on le réalise et au bout d'un an, la justice administrative nous demande de démolir, et là l'Etat s'en lave les mains, ce n'est pas sérieux, c'est incohérent et inconséquent. Méprisant aussi pour notre collectivité, notre économie, pour la préfecture aussi. Mais l'Etat méprise surtout les territoires ruraux, on le voit bien" dit Germinal Peiro

Pour Germinal Peiro, la lettre que lui a envoyé le ministre François de Rugy est simplement une manière pour l'Etat "de fuir ses responsabilités".

La lettre envoyée par le ministre François de Rugy à Germinal Peiro :

Estimations différentes sur le coût d'une destruction

Bref, cet épisode n'est qu'une étape dans un combat judiciaire qui sera encore long. Le président du département est d'ailleurs convaincu qu'il y aura encore un recours devant le conseil d'Etat d'ici à un deux ans.

En attendant, Germinal Peiro fourbit ses armes. L'entreprise Bouygues viendra le soutenir pour demander un sursis à exécution. C'est à dire de ne rien démolir tant que la procédure judiciaire est en cours.  Et Germinal Peiro a déjà prévenu, si un jour il fallait tout casser il demandera une nouvelle enquête publique avant de démolir.

Il se dit par ailleurs confiant, quant à l'issue d'un nouveau rendez-vous devant le conseil d'Etat. La plus haute juridiction administrative de France est-elle vraiment capable de se déjuger ? "Son jugement prenait en compte le projet tel qu'entamé en 2018. Depuis, il a bien évolué" estime le président du département.

Il promet par ailleurs de détailler d'ici deux semaines, l'argent que coûterait une démolition du chantier. Environ 45 millions d'euros TTC, dont 17 sont des factures déjà réglées pour le début du chantier. Ce mardi matin justement, les opposants à la déviation de Beynac organisaient une conférence de presse pour donner leur chiffre d'une éventuelle destruction. Un chiffre qui avoisinerait selon eux les 800.000 euros.

"Germinal Peiro dit ce qu'il veut. Il n'a pas intérêt à dire que détruire ne coûterait pas cher" dit Philippe D'Eaubonne, président de l'association Sauvegarde de la vallée de la Dordogne".

"Selon nos estimations, il faut compter 410.000 euros pour la coupe des piles de pont. Il faut ajouter 250.000 pour enlever les routes. Soit environ 660.000 euros. Ajoutons quelques dépenses. A 800.000 euros, on réglerait le problème de surface" dit-il.