Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Dijon : les taxis préparent leur révolution numérique anti-Uber

-
Par , France Bleu Bourgogne

L'Etat reprend bel et bien la main sur le dossier brûlant des taxis, opposés à l'existence des VTC. Une toute nouvelle plateforme baptisée "Le.Taxi" était présentée ce samedi à la Chambre des métiers de l'artisanat de Dijon. La révolution numérique des taxis est en marche.

Le député PS Laurent Grandguillaume a présenté la plateforme "le.taxi"
Le député PS Laurent Grandguillaume a présenté la plateforme "le.taxi" © Radio France - Arnaud Racapé

Les chauffeurs de taxi ont été entendus. Mobilisés depuis deux ans contre la concurrence déloyale des VTC (Véhicules de Tourisme avec Chauffeur), ces derniers ont vu le gouvernement réagir. Une loi a été votée en octobre 2014, la loi Thévenoud, et un médiateur a été nommé en janvier dernier, il s'agit du député côte-d'orien Laurent Grandguillaume. Ce dernier était d'ailleurs présent ce samedi pour présenter la toute nouvelle plateforme "Le.Taxi" lancée par le gouvernement le 22 mars dernier. Cette plateforme, ce serait la clé de la réussite pour la profession de taxi, qui a accumulé trop de retard sur les outils numériques par rapport à ses ennemis jurés, à commencer par l'épouvantail Uber.

En attendant que la loi encadre mieux l'activité des VTC, l'idée est d'aller les chercher sur leur terrain de jeu favori : le smartphone. N'en déplaise aux plus conservateurs des chauffeurs présents dans la salle, ceux qui estiment qu'on est en train de déréglementer leur profession, eh bien même ici à Dijon, la menace VTC est bien réelle et les taxis ne peuvent plus rester dans l'apathie explique Michel Gougeon le président de la FNAT, la Fédération Nationale des Artisans Taxis.

On se doit d'être dans le coup ! Ce n'est pas nous qui décidons, ce sont les consommateurs.

"Le taxi d'aujourd'hui ce n'est plus le taxi d'il y a 40 ans, c'est clair. On se doit d'être dans le coup ! C'est vrai eu les comportement évoluent, les jeunes et les moins jeunes ils leur suffit d'un smartphone et d'une application ! C'est valable pour les taxis mais pour d'autres professions également. Donc il faut se mettre à la portée du consommateur. Ce n'est pas nous qui décidons, ce sont les consommateurs !"

Vers une "uberisation" de la profession de taxi ?

Sorte d'immense fichier national, la plateforme Le.Taxi va centraliser les données de géolocalisation de tous les taxis volontaires, et les rendre exploitables par des applications smartphones agréées. En bout de la chaîne, le client verra en direct sur son écran où sont ces taxis et s'ils sont disponibles. Une sorte d'uberisation des taxis, mais en toute légalité et avec le soutien de l'Etat en prime. L'ironie n'échappe pas à André Dorso le chef de projet au ministère des transports.

"On parle souvent de fracture numérique en milieu rural, il existe aussi des fractures numériques en les acteurs économiques d'une même profession. Il ne faut pas oublier que 80% des taxis sont des artisans, et on ne voit pas pourquoi la puissance publique n'aiderait pas une profession en retard à se moderniser. Mais ce n'est pas l'Etat qui choisira. Les taxis sont des acteurs économique, l'Etat leur propose une infrastructure numérique pour qu'ils se développent, dont la balle est dans leur camp aussi."

Un entonnoir à courses pour les taxis

Plusieurs opérateurs de taxis sont déjà ou vont être agréés par l'Etat. Pour les centraux radio, Alpha Taxis, Atlantis, Taxis ou encore Taxis G7. Pour les applications pour chauffeurs, il y a Mon Taxi, Taxi Proxi ou encore mob1Taxi. La FNAT, elle, a signé un partenariat avec Taxiloc, qui remplit déjà tous les critères aux yeux du gouvernement. Son représentant Pierre Peyrard nous dit en quoi ce système est intéressant pour les taxis.

"Il y a plusieurs avantages. Déjà nous on a un canal privé. ON fait des démarches vis-avis des acteurs qui ont besoin de taxis, les entreprises, les cliniques, les hôtels, mais il y aussi le canal public, cette plateforme Le.Taxi, une sorte de gros entonnoir à courses mis en place par l'Etat pour re-dynamiser la profession dans la course numérique; Je diras même résister à l'agression numérique de certaines plateformes qui ne respectent la réglementation. Par exemple ici à Dijon il faut qu'il y ait un maximum de chauffeurs qui téléchargement l'application. En fait si on réfléchit bien les taxis en France c'est 60.000 véhicules, vous n'avez pas une seule entreprise en France qui puisse soit en mesure de répondre à la demande de mobilité, à part les taxi. Il faut donc les rendre visibles, les mettre sur internet, c'est tout le sens de cette application et de cette plateforme Le.Taxi."

La plateforme Le Taxi ne va pas tout régler d'un coup de baguette magique, c'est sûr. La quarantaine de professionnels présents samedi en atteste, la révolution sera lente. Mais ce système apporte une réponse pour l'heure unique au monde à l'essor des compagnies de VTC, qui risquent un peu partout dans les grandes villes de s'arroger le monopole du transport de personnes. La ville de Montpellier  s'apprête à lancer le système et servira de ville-pilote pour Le.Taxi. Dans les prochaines semaines, le système sera présenté et ouvrira dans d'autres villes, lorsqu'un nombre suffisant d'inscrits aura été atteint.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu